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  Statuette du démon assyrien Pazuzu  

MNB 467

Richelieu salle 6 vitrine 4


Cette œuvre est un magnifique témoignage
de l’art du bronze des Assyriens.

L’aspect terrifiant de ce monstre hybride
se veut l’expression de sa puissance maléfique.

Sa queue de scorpion, son faciès monstrueux,
ses ailes et ses serres de rapace suggèrent
son appartenance au monde surnaturel.

Une inscription identifiant Pazuzu couvre l’arrière
des ailes. ‘ Roi des mauvais esprits des vents ’,
il est notamment responsable
de la propagation des épidémies.

Démon assyrien Pazuzu, censé protéger
contre les influences maléfiques

Les pratiques et les croyances religieuses assyriennes étaient presque identiques à celles de Babylone. La religion jouait un rôle majeur en politique. Officiellement le chef de l’Etat était le dieu Assur. Un sceau assyrien, exposé au British Museum A216, le représente avec trois têtes.

Tout comme il existait des triades de divinités, il y a aussi des triades de démons, comme la Lamashtu, le Labasu, et l’Ahhazu. A217

La première choisissait les nouveau-nés pour victimes. Des statuettes à l’effigie de Pazuzu, époux de Lamashtu, étaient suspendues aux chevets des femmes enceintes pour les protéger. On note ici l’anneau au sommet de la tête.
 
 

Plaque de conjuration contre la Lamashu   

AO 22205

Pour éviter de tomber malade ou pour guérir d'une maladie, les Mésopotamiens confectionnaient des amulettes. Parmi celles-ci, cette plaque qui est exposée au musée du Louvre. Elle fut réalisée dans le but de ramener la démone Lamashtu aux Enfers, et ainsi d'abandonner le corps du malade dont elle avait pris possession.

La plaque est tenue par le démon Pazuzu. On le voit de dos, derrière la plaque. Sa tête est visible sur la face de la plaque. Il possède des caractéristiques physiques qui pourraient effrayer plus d'une personne : une tête de lion, un corps recouvert d'écailles, des ailes, des serres et un pénis en forme de serpent.
   
Premier registre :
le malade se place sous la protection des divinités qui sont représentées par leurs symboles - symboles divins

Deuxième registre :
procession de démons - ils demandent à la démone Lamashtu de retourner aux Enfers.

Troisième registre :
le  malade lève les mains au ciel - de chaque côté de son lit, deux prêtres font un rituel exorcistique dans le but de chasser la démon du corps du malade

Quatrième registre :
la Lamasthu est sur un âne qui est placé sur un bateau - elle tient un serpent dans chaque  main - deux petits chiens sucent ses tétines - devant elle, des victuailles qui servent à l'attirer aux Enfers - derrière elle, le démon Pazuzu, son mari, la fait fuir.

La médecine babylonienne, subtil mélange
de superstition et de bonne pratique clinique.

George Roux, médecin et érudit français, fait cette remarque à propos des médecins mésopotamiens. « Leurs diagnostics et pronostics sont un subtil mélange de superstition et de bonne observation clinique.[…] Ils ont fondé leur art sur des concepts métaphysiques, fermant ainsi la porte à la recherche d’explications rationnelles. » A218

Quelques-uns des plus grands miracles de Jésus consistèrent à délivrer des personnes de démons qui les possédaient, tout comme il guérit aussi les maladies physiques ordinaires. Matthieu (4:24) rapporte qu’on amenait à Jésus des ‘ possédés de démons, ainsi que des épileptiques ’ ; il fait donc une distinction entre ces deux sortes de personnes guéries par le Christ. A219
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 





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