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  Inscription grecque
du temple d’Hérode


AO 5032

Non exposée


Cette inscription, dont un moulage
est conservé au Louvre, AR78
était placée dans l’enceinte
du temple d’Hérode à Jérusalem.

Inscription du temple, soreg

Elle fermait aux Gentils l’accès aux cours intérieures qui n’étaient ouvertes qu’aux adorateurs juifs sanctifiés (Ephésiens 2:14, note). Selon la Mishna (Middot II, 3), cette clôture de 1,3 m portait le nom de soreg.

Sur le haut de ce mur était inscrit l’avertissement en grec et en latin : « Défense à tout étranger de franchir la barrière et de pénétrer dans l’enceinte du sanctuaire. Quiconque aura été pris, sera lui-même responsable de la mort qui s’ensuivra. » AR79

Ce texte a été diversement interprété. Il pourrait s’agir d’une interprétation littérale du texte de Nombres 1:51 : « Quand le tabernacle campera, les Lévites le dresseront ; tout étranger qui s’approchera devra être mis à mort. »

et ' mur intermédiaire ' du texte d' Ephésiens 2:14

Ce texte éclaire une scène du livre des Actes (21:27-29).

Des Juifs d’Asie accusaient l’apôtre Paul d’avoir fait « entrer des Grecs dans le temple et […] souillé le saint lieu ».

Surtout, il permet de mieux saisir l’allusion faite dans la note en Ephésiens 2:14
 

Maquette du Second Temple de Jérusalem
Musée d'Israël à Jérusalem
 
Dans le contexte, l’apôtre explique que le ‘ mur intermédiaire ’ représente l’ancienne séparation légale entre Juifs et Gentils, conséquence de l’alliance de la Loi conclue avec Moïse.

Alliance que la mort du Christ a abolie (Colossiens 2:13-15) permettant aux ‘ deux peuples un [libre] accès auprès du Père ’.
 
  Cette inscription permet enfin de mieux comprendre les paroles de Pilate concernant Jésus :

« Prenez-le vous-mêmes et attachez-le sur un poteau » (Jean 19:6).

Cette déclaration semble contredire
ce que les Juifs avaient dit auparavant :
«  Il ne nous est pas permis de tuer quelqu’un » (Jean 18:31).

Notez l'emplacement de la barrière
ou soreg.
In TMN, 1995, appendice G
 
L’historien Flavius Josèphe, témoin oculaire de l’assaut romain contre Jérusalem en l’an 70, rapporte ces paroles du général Titus : «  N’est-ce pas vous qui avez intercalé des stèles gravées, proclamant que personne ne doit franchir ce parapet ? Ne vous avons-nous pas permis de mettre à mort ceux qui le franchiraient ? ».  AR80

Ainsi, même si les Romains n’autorisaient pas les Juifs à recourir à la peine capitale pour punir des délits civils, ils leur accordaient ce droit, semble-t-il, pour punir des fautes religieuses graves ; ce qui fut le cas pour Jésus.
 
 Original du musée archéologique d'Istambul  AR123
 
 

 





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