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Vase de la déesse Ishtar

AO 17000

Richelieu salle 3 vitrine 5 b (4)


Ishtar et le culte des déesses-mères


Ce grand vase cultuel est orné
de l’image d’Ishtar.

Elle est représentée entourée d’oiseaux, de poissons, d’un taureau et d’une tortue, tous liés au symbolisme de la fertilité.

Coiffée de la tiare à cornes, emblème du divin, elle porte une paire d’ailes, signe de sa dimension astrale, qui la fait s’identifier à la planète Vénus. Bras écartés, elle se dévoile dans toute sa nudité.

 Ishtar et le culte des déesses-mères

Ishtar, ou Inanna pour les Sumériens, est à la fois déesse de la guerre, et l’incarnation divine de l’amour, maîtresse de la sexualité et de la fertilité. ‘ Elle est vénérée comme telle en Mésopotamie au moins depuis l’apparition des premières cités au IVè millénaire, et il faut sans doute voir en elle l’ancêtre des déesses-mères ’. Elle sera Isis A167 en Egypte, Aphrodite en Grèce, Vénus à Rome, Astarté en Phénicie, Ashthoreth dans la Bible (1 Rois 11:5,33)  Représentée sous la forme d’une étoile, c’est une des composante de la triade qu’elle forme avec Sîn, le dieu-lune, et Shamash, le dieu-soleil.  A1104
 
 
Isis   E 3637 Vénus de Milo  Ma 399 Astarté   BR 4425
Vierge à l'enfant ML 25
 

Des noms différents,
un symbole identique : déesses-mères

« De Babylone le culte de la Mère et de l’Enfant se répandit jusqu’au bout du monde. En Egypte, la Mère et l’Enfant étaient adorés sous les noms d’Isis et d’Osiris. Dans l’Inde, sous les noms d’Isi et Iswara. En Asie, c’est Cybèle et Deoius. En Grèce, Cérès la grand Mère avec un nourrisson au sein, ou Irène la déesse de la paix, avec l’enfant Pluton dans ses bras. Au Tibet, au Japon, en Chine, les missionnaires jésuites ont été bien surpris de trouver la contrepartie de la Madone, Shing-Moo, représentée avec un enfant dans les bras. » A. Hislop A169
 

Les adorateurs d’Ishtar

l’appelaient la Sainte Vierge ,

et ils la priaient d’intercéder auprès des

dieux irrités.

E.O. James, ancien professeur d’Histoire des Religions à l’Université de Londres étudie le développement de ce concept de divinité à partir de ses origines jusqu’à sa transformation chez les chrétiens en Mater Ecclesia, principe vivant de l’Eglise, qu’on associa plus tard aux images de la Madone. A168

La vierge à l’enfant, déjà en Egypte

  Ce prototype babylonien


est la source du culte ultérieur


des déesses-mères

De Babylone le culte de la Mère et de l’enfant se répandit jusqu’au bout du monde.

Le symbolisme de la vierge à l’enfant très présent en Egypte et dans des religions aussi opposées que le catholicisme et le bouddhisme pourrait s’expliquer par cette origine commune.
 
Ce prototype babylonien est la source du culte ultérieur des déesses-mères. Essentiel et omniprésent dans l’histoire de l’homme, il constitue un des thèmes majeurs à l’origine des religions et des civilisations. Pour un examen objectif des faits, voir l’étude très complète de E.O. James, Le culte de la déesse-mère dans l’histoire des religions, Editions Le Mail, 1989.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 





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