Découvrez
Ajoutez à vos favoris
Recommandez LB
le Louvre avec la Bible
default|default.titre
default|default.titre
S'inscrire à la newsletter !
www.louvrebible.org
Mésopotamie archaïque
Mésopotamie
Assyrie Ninive
Arslan Tash Til Barsip
Iran Palais de Darius
Phénicie Arabie Palmyre
Syrie côtière
Ougarit Byblos




  Relief funéraire   

AO 2000


Sully salle 20 vitrine 4

Ce relief funéraire de Maliku a servi
de plaque de fermeture de loculus, emplacement individuel des corps
dans les tombes familiales
de Palmyre. A299

 Relief funéraire sur les tombes de Palmyre

Le notable à demi allongé est vêtu du costume parthe. Son épouse est figurée à une échelle plus petite. Ce relief rectangulaire représente un défunt étendu sur un lit, tenant une coupe à la main. Il est vêtu à l'orientale d'une tunique brodée et d'un manteau retenu par une fibule à l'épaule, sur un pantalon bouffant et brodé, serré aux chevilles. Il est tête nue, coiffé de boucles courtes, comme sa barbe et sa moustache, bien taillées. Le visage est tourné de face, le regard fixe l'éternité. Son épouse est figurée assise aux pieds du défunt, à une échelle réduite.

Elle porte un vêtement de type grec : une tunique sous un manteau ramené sur la tête, qu'elle écarte de sa main gauche. Elle porte de lourds bijoux aux oreilles, au cou, aux poignets. Elle aussi fixe ses yeux sur l'infini. Du lit, on ne voit que l'épais matelas et les coussins, dont les broderies sont aussi détaillées que celles du costume du défunt.  A2101

La pratique du banquet couché est empruntée au monde gréco-romain. A Palmyre elle a pris une signification exclusivement funéraire. Elle n’est pas évoquée dans la Bible. L’épitaphe? sur le relief se lit : « Image de Maliku, […], hélas ! et Hadira, sa femme ». On retrouve dans la Bible de telles expressions de deuil. « Il y aura des lamentations, dans toutes les rues on dira : ‘Ah ! Ah !’ » (Amos 5:16). Cri de deuil parfois associé à une relation filiale, comme dans 1 Rois 13:30 : « On se lamentait sur lui : ‘Quel dommage mon frère !’ ». Et le prophète Jérémie annoncera la mort de Joaquim en disant : « Hélas ! mon frère ! Et hélas ! ma sœur ! » - Jérémie 22:18.  A2100  A2108

Relief funéraire et deuil dans la Bible

Alors que les peuples païens voisins d’Israël avaient coutume de faire des monuments somptueux, les tombes juives les plus anciennes sont d’une simplicité remarquable.

Certaines étaient parfois si discrètes qu’on pouvait marcher dessus sans s’en rendre compte (Luc 11:44).
 

Parmi les mots grecs traduits par tombe, taphos souligne l’idée d’enterrement (comme en Matthieu 23:29), tandis que mnêéïon (mémorial, tombe de souvenir, comme en Jean 5:28), met l’accent sur la perpétuation du souvenir de la personne décédée.

 
Les juifs ne vénéraient pas les morts et la religion ne favorisait pas la croyance en un existence consciente après la mort dans un monde spirituel comme chez les Egyptiens et les Babyloniens.
 
« Tombeau de Josaphat »     AO5064    
« Tombeau de saint Jacques »     AO 5033   Non exposé

Ces deux moulages conservés au Louvre ont acquis la valeur d’originaux A260 . Le premier est dans son ornementation strictement conforme à la doctrine rigoriste du judaïsme pharisaïque. Le second est en réalité, d’après l’inscription gravée sur la roche, la néphèsh des prêtres de la famille des Benê Hézïr. Ces monuments existaient à l’époque de Jésus et permettent un rapprochement scripturaire avec ces paroles : « Malheur à vous scribes et Pharisiens, hypocrites ! parce que vous […] décorez les tombes de souvenir des justes » (Matthieu 23:29)
 
Cette parole pourrait aussi s’appliquer
à d’autres hypogées ? ,
dont le Louvre possède aussi
les moulages (AO 5017, 5034).

De l’hypogée appelé « Tombeaux des Rois »,
plusieurs sarcophages ont été retirés.

Le premier est celui de la reine de Saddan
(AO 5029). D’autres sont ornementées
d’un décor végétal (AO 5057) ou d’une juxtaposition de fleurs épanouies (AO 5036).
Sarcophages à décor de rosaces AO 5036  Denon Entresol Salle 2 B.18
 

La tombe où fut enseveli Jésus était fermée par une meule. Plusieurs de
ces dalles de pierre qui bloquaient
les portes sont au Louvre.



La première reproduit le vantail de la porte (AO 5036), la seconde était manœuvrée par un mécanisme dont il reste la serrure (AO 5057, AO 5349). Sur la troisième, on observe une ornementation variée (AO 3989).

 
 

Tombe avec pierre roulante

Dans les temps bibliques les Israélites avaient coutume d’inhumer leurs morts dans une caverne ou une tombe (Genèse 23:2-20). Etre privé de sépulture était un grand malheur. Il fut annoncé que le roi Joaquim « serait enterré d’un enterrement d’âne » (Jérémie 22:18). Jésus s’est servi de la vallée de Hinnom, où l’on jetait les cadavres de criminels indignes de recevoir une sépulture, comme symbole de la destruction complète A261 . - Matthieu 5:22.

L’incinération telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui peut être comparée à ce qu’on fait les hommes de Jabesh-Galaad, après qu’ils eurent repris aux Philistins les corps du roi Saül et des ses fils. La Bible dit qu’ils rapportèrent les corps « et les brûlèrent » (1 Samuel 31:12), manière d’agir pleine de respect que le roi David approuva A262 . - 2 Samuel 2:4.
 
Parmi les mots grecs traduits par tombe,
taphos souligne l’idée d’enterrement (comme en Matthieu 23:37),

tandis que mnêéïon (mémorial, tombe de
souvenir, comme en Jean 5:28),
met l’accent sur la perpétuation du
souvenir de la
personne décédée A263, A264
   

La notion fondamentale de souvenir
qu’impliquent les mots originaux
donne un sens particulier
aux paroles du voleur
qui demanda à Jésus :
« Souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton royaume » -
Luc 23:42.

 
 

Sarcophage,
dit « sarcophage des Epoux »  


Cp 5194

Denon Etrurie salle 18


Ce monument exceptionnel
est l’une des plus remarquables
créations du style étrusco-ionien.

 
L’ensemble est composé de plusieurs parties : les oreilles et les mains sont manifestement rapportées. La représentation de l’homme à peau brune au côté de sa femme à peau claire doit donner une impression de réalité ; leurs visages sont dotés d’iris et de pupilles en bois peint incrusté d’obsidienne ou de strass A265 . Cette magnifique terre cuite figure dans une composition harmonieuse les défunts à demi-étendus dans l’attitude des banqueteurs. Ils font les gestes de l’offrande du parfum, une des composantes essentielles (avec le partage du vin) du rituel des Etrusques.

Cette civilisation qui reflète la joie de vivre même dans son art funéraire faisait une place importante à des conceptions héritées de la religion babylonienne, notamment à la croyance en un au-delà et en un monde souterrain. A266
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 





Carte Chronologie Début du départementSceau cylindre de roi prêtreAntiquités EgyptiennesAntiquités Romaines Haut de page