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Le roi Akhénaton    E 11076


Sully 2ème étage

salle 25 vitrine 1

On dit qu’une forme de monothéisme exista
sous le règne d’Aménophis IV-Akhénaton,
lorsque le culte du dieu-soleil Aton
devint presque exclusif ; mais il ne s’agissait
pas d’un véritable monothéisme.

« Le site d’Atama fournit de nombreux objets
et amulettes dédiés à des divinités classiques ;
des divinités autres qu’Aton sont nommées
dans les textes officiels. 

Ces contradictions montrent que la croyance 
en un dieu unique n’excluait pas totalement

 Roi Akhénaton et monothéisme

l’existence d’autres manifestations divines secondaires relevant d’un autre système théologique. » AE37  Pour Erick Hornung, égyptologue et historien des religions, la religion égyptienne, qui conservera sa pluralité de dieux jusqu’à la fin, n’est jamais devenue une foi monothéiste.

Salle 25 : Le roi Akhénaton   E 11076 au premier plan, vu de dos.

 
Par ailleurs les hymnes au dieu-soleil le louaient uniquement pour sa chaleur vivifiante, mais n’exprimaient ni louange ni reconnaissance pour quelque qualité spirituelle ou morale. « Dans l’acte d’adoration, les Egyptiens choisissent un dieu, qui signifie tout à un moment précis ; la puissance et la grandeur limitée mais colossale est concentrée sur la divinité, à côté de laquelle tous les autres dieux sombrent dans l’insignifiance. Ce phénomène fut nommé
 
 " hénothéisme" 
vénération d’un dieu à la fois

mais non d’un dieu unique.
  ‘ hénothéisme ’ par Schelling (1859) :

vénération d’un dieu à la fois mais non d’un dieu unique. Le terme ‘monolâtrie’ décrit aussi bien la nature de cette attitude à l’égard du divin, qui survit toujours dans l’hindouisme. » AA155
 
« Les noms des dieux ne nous renseignent guère sur les conceptions égyptiennes de dieu Mais l’accumulation des noms, le syncrétisme et l’interchangeabilité des épithètes mènent directement au problème de l’Un et du multiple. Et la multiplicité des formes ajoutent au « flou » de la conception du divin. […] Ces divinités ne se présentent pas avec une nature aussi claire et bien définie que celle des dieux grecs. La conception est ici fluide, inachevée, mouvante. Cette fluidité ne laisse pas de place au monothéisme. » AA153
 
 

Le roi Aménophis IV-Akhénaton   E 27112

 
vers 1350 avant J.-C. (an 3 à 5 du règne)
 
fragment de pilier d'un édifice bâti
à l'est de Karnak grès autrefois peint
 
Don du Gouvernement égyptien à la France
pour la part prise dans la sauvegarde
des monuments de la Nubie.




« Dans les années 1870, les égyptologues
français prônaient unanimement l’interprétation monothéiste de la religion égyptienne (E. Grébaut, P. Pierret et coll, p 12). Puis l’enrichissement
des sources et la multiplicité des divinités ont favorisé l’abandon du dogme reçu (p 15). Dans les années 40,  cette interprétation monothéiste
 
fut réaffirmée par les égyptologues français (abbé E. Drioton et coll, p 19). […] On ne trouve jamais l’exclusivité qui doit faire partie intégrante de toute définition du monothéisme. La religion égyptienne, qui conservera sa pluralité de dieux jusqu’à la fin, n’est jamais devenue une foi monothéiste (p 43). […] Le concept égyptien de dieu n’a jamais inclus de notions monothéistes dans sa terminologie (p 50).»  Erick Hornung  AA154
 
Toute hypothèse visant à expliquer le monothéisme des écrits de Moïse par une influence égyptienne est donc absolument dénuée de fondement.
 
 
 

 





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