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Isis allaitant Horus           E 3637

Sully salle 18 vitrine 1


Isis et le culte des déesses-mères


Le culte de la Mère et de l’enfant
était très répandu en Egypte.

On représentait souvent la déesse-mère Isis portant la couronne de la Reine du Ciel et tenant Horus l’enfant sur ses genoux. Cette image n’est pas sans rappeler celle de la Vierge
et de l’Enfant de la chrétienté.

Il est certain que, dans l’art,
la figure d’Isis allaitant le petit Horus
ressemble beaucoup à la Madone et à l’enfant.

Cette image d' Isis allaitant Horus

« L’ancienne Egypte a peut-être bien contribué pour sa part aux symbolismes somptueux de l’Eglise catholique. Et c’est peut-être à Isis, dans sa fonction plus tardive de patronne des navigateurs, que la Vierge Marie doit sa charmante épithète de Stella Maris, Etoile de la Mer. » J.G Frazer AE54

On relève partout de telles coïncidences des plus déconcertantes. Et pour l’égyptologue Ch. Desroches Noblecourt, ‘sans doute les successeurs de saint Pierre firent-ils des emprunts au vieux rituel égyptien’. AE58

En fait, beaucoup des caractéristiques des différentes religions, chrétiennes ou non, peuvent trouver leur explication dans une origine commune babylonienne. AE59

Rappelle celle de la Vierge et de l' enfant

La Vierge à l 'Enfant 

RF 3528

Hongrie
première moitié du XVe siècle


Provenant d'une chapelle aux environs d'Uzgorod en Ukraine subcarpathique

Tilleul polychromé      H. : 1 m.


Les plis coulants et le visage menu et arrondi dérivent du style des Belles Madones autrichiennes autour de 1400.

Acquisition, 1981 Département des Sculptures

www.louvre.fr
 
Ephèse fut le creuset où le culte païen de la déesse-mère fut christianisé et transformé en dévotion fervente vouée à Marie faite « Mère de Dieu ». AR16, AR17

C’est aux chrétiens d’Ephèse que l’apôtre Paul avait annoncé une telle dérive (Actes 20:17-30, 2 Thessaloniciens 2:3, note).

En 431 le troisième concile œcuménique tenu dans cette ville proclama Marie Théotokos ’, mot grec qui signifie ‘ qui enfante Dieu ’. L’emploi de ce titre par l’Eglise fut déterminant dans le développement de la doctrine mariale.
 
 

Panneau de la Vierge à l’Annonciation

E 17118


Denon Entresol salle B vitrine M3



Datée du Vè siècle, cette Annonciation,
sculptée et peinte sur bois de figuier,
est l’une des toutes premières à avoir été réalisée.


Marie est figurée sur un haut tabouret

en train de filer la pourpre pour le voile du temple, au moment où l'ange Gabriel,
dont il ne subsiste qu'une jambe lui apparaît.

 Le prototype babylonien d' Ishtar est la source
du culte ultérieur des déesses-mères

 

Vase de la déesse Ishtar   AO 17000

Richelieu

salle 3 vitrine 5 b


De Babylone le culte de la Mère et de l’enfant
se répandit jusqu’au bout du monde.

Les adorateurs d’Ishtar
l’appelaient « la Sainte Vierge »,
et ils la priaient d’intercéder auprès
des dieux irrités. A168

Le symbolisme de la vierge à l’enfant
très présent en Egypte
et dans des religions aussi opposées
que le catholicisme et le bouddhisme
pourrait s’expliquer par cette origine commune.

 

Ce prototype babylonien est la source du culte ultérieur des déesses-mères.

Essentiel et omniprésent dans l’histoire de l’homme, il constitue un des thèmes majeurs
à l’origine des religions et des civilisations A169

 
Souvenir de Voyage   Paris
 
 
Mairie du 13 ème arrondissement Armes de la ville de Paris, Archives Hôtel de Ville

Anciennes armes de Paris, évoquant l’emblème des Nautes. La barque égyptienne est ornée de figures de proue à l’image d’Isis. L’étoile de Sothis domine l’image d’Isis,
assise sur son trône
 
« Dès l’arrivée d’Alexandre en Egypte, l’effigie d’Isis, la Grande Mère divine, celle d’Isis lactans, son enfant sur les genoux, sera parfois échangée avec l’image d’Isis pharia, protectrice des navigateurs, accueillie dans le port nouvellement construit d’Alexandrie. La déesse est représentée tenant une corne d’abondance ; de l’autre main, Isis tient l’ancre marine. Ces images se sont rapidement répandues sur les rivages méditerranéens. On la retrouve auprès des Nautes de Lutèce. Elle figure encore dans les armes archaïques de la ville de Paris. » Christiane Desroches Noblecourt, Le fabuleux héritage de l’Egypte, éditions télémaque, 2006, Pocket, pges  274-277
 

 





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