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Le Massacre des Innocents
Le Massacre des Innocents est relaté dans l’Evangile selon saint Matthieu. Le roi Hérode fait tuer tous les garçons de moins de deux ans nés aux alentours de Bethléem car des Mages lui avaient annoncé la naissance dans cette ville d’un enfant appelé à devenir le roi des Juifs. Jésus fut sauvé du massacre par la fuite en Égypte de sa Famille.
               
Le Massacre des Innocents

OA 1855
 
d'après une composition de

Baccio Bandinelli gravée

par Marco Dente
 
1542, Forli
 
Plat, Faïence
 
Ancienne collection
Giovanni Pietro Campana ;
acquisition, 1861
 
Richelieu 1er étage 
Galerie des Chasses
de Maximilien
 salle 19
               
Le centre de l’assiette est vide. Les soldats qui tuent les enfants se trouvent à la périphérie. Or c’est Jésus qui était la cible des tueurs. S’il avait fallu le représenté, sa place eut été naturellement au centre de l’assiette. Or, Joseph, averti par un rêve, s’enfuit avec Marie et l’enfant en Égypte. C’est peut-être cette fuite et donc cette absence que l’artiste a voulu marquer en laissant le centre vide.
               

« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les astrologues, entra dans une grande fureur, et il envoya supprimer, dans Bethléem et dans tout son territoire, tous les garçons depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était informé exactement auprès des astrologues. »

   

« Alors s’accomplit ce qui avait
été prononcé par l’intermédiaire
de Jérémie le prophète,
quand il a dit :
‘ Une voix a été entendue à
Rama, des pleurs et beaucoup
de lamentations ;
c’était Rachel qui pleurait
ses enfants. ’ »

               
Le récit se poursuit ainsi :
 
 
« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les astrologues, entra dans une grande fureur, et il envoya supprimer, dans Bethléem et dans tout son territoire, tous les garçons depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était informé exactement auprès des astrologues. Alors s’accomplit ce qui avait été prononcé par l’intermédiaire de Jérémie le prophète, quand il a dit : ‘ Une voix a été entendue à Rama, des pleurs et beaucoup de lamentations ; c’était Rachel qui pleurait ses enfants, et elle refusait de se laisser consoler, parce qu’ils ne sont plus. ’ » (Matthieu 2:16-18)
 
               
L’évangéliste fait référence à une prophétie de Jérémie évoquant la ville de Rama ? Pourquoi Rama alors que le drame se déroule à Bethléem ? Que s’est-il passé à Rama, cette ville du territoire de Benjamin, à 8 km au nord de Jérusalem ? 

« Voici ce qu’a dit Jhvh : ‘ À Rama on entend une voix, des gémissements et des pleurs amers ; c’est Rachel qui pleure sur ses fils. Elle a refusé d’être consolée au sujet de ses fils, parce qu’ils ne sont plus. » (Jérémie 31: 15)  AA191
 
Pour Jérémie, cette parole s’est réalisée à son époque, quand Nabuchodonosor prendra la ville de Jérusalem et mettra fin au règne du roi Sédécias. On lit en Jérémie 40:1 : « La parole qui vint à Jérémie de la part de Jhvh, après que Nebouzaradân le chef de la garde personnelle l’eut renvoyé de Rama, quand il l’eut pris alors qu’il se trouvait lié avec des menottes au milieu de tous les exilés de Jérusalem et de Juda qu’on emmenait en exil à Babylone. »  AA192

Rama est donc un camp de transit, ou des déportés stationnent avant d’être exilé. Rama est le Drancy des contemporains de Jérémie. Rachel, femme de Jacob et mère de Benjamin (Rama se trouve sur le territoire de Benjamin), représente ainsi toutes ces femmes juives dans leurs souffrances. Elles pleurent leurs fils, leurs frères, leurs maris, morts de la famine survenue pendant le siège de Jérusalem, des combats, de la déportation…  AA193
               
  Pourquoi Rama
alors que le drame se déroule
à Bethléem ?
 

Rachel, femme de Jacob et mère de Benjamin (Rama se trouve sur le territoire de Benjamin), représente ainsi toutes ces femmes juives dans leurs souffrances.

               
Mais alors, qu’est ce qui permet d’associer ce désastre vieux de 600 ans, à cette autre horreur perpétrée par Hérode ? Le lien, c’est Rachel. On lit en Genèse 35:19 : « Ainsi Rachel mourut et fut enterrée sur le chemin d’Éphrath, c’est-à-dire Bethléem. » Rachel est donc enterrée à proximité de Bethléem. Cela lui permet de représenter toutes ces mères anonymes qui perdirent leurs enfants.
               
Nicolas Poussin s’est inspiré de cet épisode dramatique du Nouveau Testament dans deux de ses compositions que l’on peut admirer au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville de Paris et au musée Condé à Chantilly (Oise).
               
 
Le Massacre des Innocents
 
Nicolas Poussin
 
Entre 1626 et 1627
 
Huile sur toile
 
H. 97 cm ; l. 131,7 cm
 
Petit Palais
 
Salle 30. Peintures d'histoire
XVIIe siècle
               
Le soldat de gauche piétine une mère horrifiée qui ne peut plus protéger son enfant. Au centre, une autre cherche à s’enfuir. A droite, une troisième tente de retenir le bourreau. La quatrième, agenouillée, pleure son enfant mort.

Supplication, horreur, terreur, désespoir, chaque visage de femme exprime un sentiment différent. L’architecture sombre qui ferme l’arrière-plan du tableau ne laisse aucune échappatoire aux personnages disposés en frise comme un bas-relief antique. Les visages des soldats, exécuteurs anonymes et indifférents, sont noyés dans l’ombre. Leurs corps dessinent des arabesques, comme une danse macabre autour des victimes. Même lorsque Poussin peint la tragédie, ses compositions savantes et rigoureuses recherchent l’harmonie.
               
Le massacre des Innocents

Nicolas Poussin
Vers 1628 - Nicolas Poussin -

(Les Andelys, 1594-Rome, 1665)
 
Musée Condé à Chantilly.
 
 
Ce tableau fut commandé à Poussin pour le marquis Giustiniani à Rome
 
Poussin limite le nombre des protagonistes, d'où la force dramatique de l'œuvre.
 
               
Poussin limite le nombre des protagonistes, d'où la force dramatique de l'œuvre. Afin que le tableau reste lisible dans un décor baroque très chargé, Poussin construit sa composition sur deux diagonales convergeant sur le visage de la mère hurlant : le tableau n’est qu’un cri. Les personnages sont placés comme sur une scène de théâtre, avec quelques figurants à l'arrière-plan permettant d’identifier le sujet. Poussin utilise les trois couleurs primaires - rouge, bleu, jaune - dans un mouvement tournoyant et ajoute une lumière violente, d'inspiration caravagesque.

Cette œuvre a inspiré Picasso qui dans sa période méditerranéenne vers 1920-1922 peint des figures proches de la femme debout à droite.
               
Voir aussi :            
               
Le Songe de saint Joseph

R.F. 1983-68

 
Francesco SOLIMENA
 
Vers 1696 - 1697
 
Denon 1er étage
 
Maratta salle 20
 
 
Première idée pour un tableau
de même sujet conservé dans
l'église Santa Maria
Donnalbina de Naples.

D'après l'Evangile
selon saint Matthieu
(2, 13),
Joseph endormi vit un ange
qui le pressa de partir avec
la Vierge et l'Enfant Jésus
afin d'échapper au
massacre des Innocents.
               
               

 





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