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Dieux & Plaies d'Égypte

 
D’après Hérodote, les Égyptiens sont les plus religieux des hommes. En Égypte, la religion était à la base de tout, et dominait tout. Les dix plaies exprimèrent le jugement de Dieu contre « tous les dieux d’Egypte » (Exode 12:12). Et après la déroute du pharaon, Moïse chantera : « Qui est comme toi parmi les dieux, Yhwh ? »- Exode 15 :11 (Bayard).

Petit dictionnaire illustré des dieux égyptiens concernés.
               
Hâpy, Isis, Thoueris, Sobek, Thot, Héka, Khnoum, Geb, Bouto, Hatmehyt, Horus,
Sothis, Hathor, Apis, Nout,

Héquet, Amôn-Rê, Bès, Chou, Reshpou, Tefnet, Kouk, Khonsou, Raet, Aton, Khepri, Atoum, Min,
Rénenoutet, Nepri,

(1) Eau transformée en sang, (2) Grenouilles,
(3) Moustiques,
(4) Mouches piquantes,
(5) Peste du bétail,

(6) Furoncles,
(7) Tonnerres et grêle,
(8) Sauterelles,
(9) Ténèbres opaques,
(10) Mort des premiers-nés
               
La première plaie, le changement en sang du Nil et de toutes les eaux d’Egypte (Exode 7:19-21), déshonore Hâpy, le dieu de l’inondation. Les eaux sont soumises à la tutelle de dieux ayant l’apparence de crocodiles, en particulier Sobek qui est le seigneur des poissons, tandis que le dieu Bélier Khnoum est le patron de la première cataracte. La mort des poissons du Nil porte aussi un coup à la religion des Egyptiens, car ils vénéraient, et même momifiaient certaines espèces de poissons.

Les dix plaies, le jugement de Dieu contre les dieux d' Égypte

 

« Puis le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de prendre son bâton et d'étendre le bras en direction de tous les cours d'eau d'Égypte, les rivières, les canaux, et même les étangs, afin que leur eau devienne du sang. Il y aura ainsi du sang dans tout le pays, jusque dans les récipients de bois ou de pierre. ». Moïse et Aaron firent ce que le Seigneur leur avait ordonné : en présence du Pharaon et de son entourage, Aaron leva son bâton et frappa l'eau du Nil, et toute cette eau fut transformée en sang. Les poissons crevèrent et le fleuve devint si infect que les Égyptiens ne purent plus en boire l'eau. Partout dans le pays, il y avait du sang. » - Exode 7: 19-21

Les versets cités sont ceux de la Bible en français courant, édition 1997 

 
               
 

Hâpy   E 4874 

Rez-de-chaussée Salle 3 vitrine 4
 

Représenté avec une poitrine
généreuse et un abdomen volumineux,
ce génie de la crue du Nil est coiffé de trois papyrus émergeant de l’eau.
 
C’est le hiéroglyphe qui désigne le Delta,
la Basse-Egypte (N 4613, salle 7 vitrine 6).

Ce génie de l’inondation est parfois représenté tenant dans chacune de ses mains deux vases
d’où s’échappe de l’eau. C’est l’évocation
des sources mythiques du Nil, tapi dans
une grotte entourée de serpent de la terre. 

Cette image est à l’origine du signe zodiacal
du verseau.
               
 
Poisson Schilbe mystus   bois : E 43  
Basse Epoque, 664 - 332 avant J.-C.
Rdch Salle 3 vit 2
 
Le Schilbe mystus (uranoscopus) représente une déesse-poisson de la ville de Mendès, Hatméhyt. C'est le poisson de l'étendard du nome (région administrative) de Mendès. AA156

Eau en sang, Grenouilles,

On note une absence frappante de personnification des voies ou étendues d’eaux dans le panthéon égyptien. Les ‘dieux du Nil’, plus récemment qualifiés de ‘figures de fécondités’ personnifient les concepts généraux de l’abondance et de ses causes. Il n’existe ni un dieu du Nil, ni un dieu des grands lacs. La seule figure de fécondité qui acquit une existence indépendante en tant que divinité fut celle de l’inondation, Hâpy. Seule Sothis, l’étoile brillante de Sirius, bénéficia aussi d’un culte en tant qu’annonciatrice de l’inondation.
               
 

« Le Seigneur dit encore à Moïse : « Ordonne à Aaron de tendre le bras et de diriger son bâton vers les rivières, les canaux et les étangs, afin que les grenouilles envahissent l'Égypte. » Aaron tendit son bras en direction des cours d'eau d'Égypte. Des grenouilles en sortirent et recouvrirent le pays. »

 
               
La 2ème plaie (Exode 8:1-6) discrédite Héquet, la déesse à tête de grenouille et symbole de fécondité. Cette plaie humilie aussi les dieux créateurs, souvent anonymes. Le dieu-grenouille et la déesse-grenouille passaient pour avoir joué un rôle primordial dans la création du monde. Aussi la plaie des grenouilles humilia-t-elle, non seulement les dieux de la fertilité - tels qu’Osiris, Ptah et Sebek - mais aussi les dieux créateurs, certes souvent anonymes.AA153

Plaie des moustiques

 

« Le Seigneur dit à Moïse : « Ordonne à Aaron d'étendre son bâton et de frapper la poussière du sol, afin qu'elle se transforme en moustiques dans toute l'Égypte. » Moïse et Aaron obéirent : Aaron étendit le bras et, de son bâton, frappa la poussière du sol ; celle-ci se changea en moustiques qui couvrirent hommes et bêtes. Partout dans le pays, la poussière fut transformée en moustiques. Les magiciens égyptiens recoururent à leur pouvoir pour chasser les moustiques, mais ils ne réussirent pas ; les moustiques continuèrent de s'attaquer aux hommes et aux bêtes. Alors les magiciens dirent au Pharaon : « C'est la puissance de Dieu qui est à l'œuvre ! » - Exode 8 :12-15

 
               
 

Moïse changeant en serpent la verge d’Aaron Inv 7274

 
Nicolas POUSSIN    Vers 1645 

Richelieu 2ème salle 14
 
Moïse, voulant convaincre Pharaon de laisser sortir son peuple d’Égypte, changea en sa présence la verge d’Aaron en serpent. Les mages du Pharaon imitèrent ce miracle par magie mais leurs serpents furent dévorés par celui de Moïse.
               

Moïse et les magiciens
devant Pharaon
      OA 5707

 
 
Seconde tenture de l’Histoire
de Moïse   1685 - 1689
 
Paris Laine, soie, or
 
Manufacture des Gobelins
Atelier de LEFEBVRE
  

D’après Nicolas POUSSIN  Les Andelys,
1594 - Rome, 1665
 
               
Cette 3ème plaie porte un coup au dieu Thot, le maître des sciences occultes, car il fut incapable d’aider les prêtres-magiciens à reproduire le miracle d’Aaron : transformer la poussière en moustiques qui vont tourmenter hommes et bêtes (Ex 8:16-18). Impuissance qui concerne aussi le dieu Geb, dieu de la terre, Héka, ‘magie’, Isis, déesse multiforme, mère d’Horus, qu’elle protège des dangers grâce à son rôle de magicienne ou encore Thouéris, ’La grande’ déesse protectrice populaire attestée par des amulettes innombrables.
               

La déesse Isis

E 25949
 
bronze
 
Sully 1er salle 30 vit 10

<

Héka, dieu de la magie
E 4875
 

Basse Époque
(664-332 av. J.-C.)
faïence siliceuse

>
               
Le dieu Thot en babouin

AF 2390    cornaline
 
Rdc Salle 9 vit 6


<
 
Amulette :
l'ibis du dieu Thot
E 9325
 
argent

RdC Salle 7 vit 2

>

               
La 4ème plaie, celle des taons (Ex 8:20-24), voit l’établissement d’une ligne de démarcation entre le pays de Goshen, territoire de Basse-Égypte où demeurait la communauté israélite, et le reste du pays ; et la supériorité de Yhwh sur les magiciens disciples de Thot. Bouto, une déesse tutélaire, et le dieu Horus sont incapables de maîtriser l’évolution de la situation dans cette région, dont ils étaient pourtant les protecteurs. Le mot hébreu a été aussi rendu par ‘mouche’ ou ‘scarabée’ (Beaumont, Crampon 1905) ; insecte que les Egyptiens considéraient comme sacré.

Plaie des taons ou mouches piquantes

 

«Je provoquerai une invasion de mouches piquantes sur toi, sur ton entourage, sur ton peuple et dans tes palais. Elles rempliront les maisons d'Égypte et couvriront le sol du pays. Cependant, ce jour-là, je ferai une exception pour la région de Gochen où habite mon peuple: on n'y trouvera aucune de ces mouches piquantes. Ainsi tu reconnaîtras que moi, le Seigneur, je suis présent même dans ton pays […] Des mouches piquantes envahirent en masse le palais du Pharaon, les maisons des gens de son entourage et toute l'Égypte. Le pays en fut ravagé.» - Exode 8:17-20

 
               
 

«Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, t'ordonne de laisser partir son peuple pour qu'il puisse lui rendre un culte. Si tu refuses, si tu persistes à le retenir, le Seigneur interviendra contre tes troupeaux qui paissent dans la campagne: une violente épidémie de peste s'abattra sur tes chevaux, tes ânes, tes chameaux, tes bœufs, tes moutons et tes chèvres […] Le lendemain donc, le Seigneur accomplit ce qu'il avait annoncé: tous les troupeaux des Égyptiens furent anéantis, mais aucune bête des Israélites ne mourut. » - Exode 9:1-6

 
               
La 5ème plaie, qui inflige une peste mortelle à toutes sortes de bestiaux (Ex 9:6), humilie des divinités comme Hathor, déesse à tête de vache, Apis, taureau adoré à Memphis dès l’époque archaïque, héraut du dieu Ptah, Khnoum, dieu à tête de bélier et Nout, déesse du ciel que les Egyptiens considèrent comme une vache au ventre de laquelle sont attachées les étoiles.

Plaie sur les troupeaux

 
HATHOR sous sa forme de vache 

E 2451


 
Statuette
 
Basse Époque, 664 - 332 avant J.-C.

bronze et bois

 
Rdc salle 18 vit 1
               
KHNOUM     E 10579

Statuette  
 
 
Basse Époque, 664 - 332 avant J.-C.

Pierre
 
 
Salle 18 vitrine 1
 
               
 
Le taureau Apis     N 390
 
Sully salle 19
 
Règne de Nectanébo Ier ? (379 - 361 avant J.-C.), 30e dynastie  Sérapéum de Saqqara
 
Cette statue de calcaire autrefois peinte a été découverte dans une chapelle située sur la longue voie processionnelle menant aux
catacombes des Apis.
               
Zodiaque de Dendéra  D 38

salle 12 bis 
 
Dans la mythologie égyptienne, Nout est la déesse personnifiant la voûte céleste. Elle est couramment représentée sous l’apparence d’une femme au corps très allongé courbée au-dessus de la terre.

Elle prend parfois l’apparence d’une vache gigantesque.
 
               
Comme le fera remarquer un bibliste, « Ces dix plaies ont un côté naturel. Ce qui leur donne un caractère miraculeux, évident et incontestable, c’est qu’elles arrivent à point nommé, comme sanction de la parole de Dieu, dans des circonstances annoncées à l’avance. Elles se produisent dans l’ordre annoncé par Moïse, au moment qu’il a prédit, de la manière qu’il a déclarée ; elles cessent quand il l’ordonne. Les Egyptiens n’en contesteront jamais le caractère extraordinaire ; ils acceptent ces signes comme preuve de la mission divine de Moïse. »   AA157

Plaies d'Egypte et papyrus d’Ipuwer

Ces plaies envoyées par Dieu furent sans aucun doute un coup humiliant pour la religion égyptienne. Et même si les scribes n’hésitaient pas à éliminer de leurs chroniques tout ce qui pouvait déplaire à leurs pharaons et à leurs dieux, on a retrouvé un récit qui ressemble étrangement à celui de la Torah des hébreux. Le papyrus d'Ipuwer contient un ancien poème égyptien appelé Les Admonestations d'Ipuwer. 
               
 

Le papyrus d’Ipuwer, un récit égyptien des dix plaies d'Égypte ?
C’est possible, et d’autant plus intéressant que la copie initiale
serait presque contemporaine des événements.

 
               
Sa dénomination officielle est Papyrus Leiden I 344 recto. Il est conservé au musée des antiquités nationales néerlandaises à Leyde aux Pays-Bas. Le seul manuscrit survivant date de la fin du XIIIe siècle, c'est-à-dire au plus tôt de la fin de la XIXè dynastie donc pendant le Nouvel Empire égyptien. La datation de la composition du poème initial fait débat, mais plusieurs spécialistes ont suggéré une date comprise entre la fin de la VI dynastie et la Seconde Période intermédiaire (-1850 à -1600).

Le papyrus Ipuwer et le Livre de l'Exode peuvent se comparer à des articles de deux journalistes antiques, l'un égyptien et l'autre hébreu, assistant horrifiés et impuissants à la même catastrophe inexplicable.
               

Petit dictionnaire des dieux

Sully Rez-de-chaussée Salle 18 vitrine 1

 

               

 





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