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Diable et Démons

 
L’ origine du mal intrigue les penseurs depuis les temps les plus reculés. « La plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas », écrivait Charles Baudelaire. En dissimulant son identité, le Diable a soulevé aussi des doutes sur l’existence de Dieu. Alors, principe du mal, côté obscur de la personnalité divine ou personne réelle ? Réflexion avec un bref parcours dans les salles et dans les textes.
               
 
La tentation du Christ   MI 285
 
Ary SCHEFFER     Dordrecht (Pays-Bas), 1795
 
Sully 2 étage Chassériau salle 63
 
Commandée pour la galerie du Luxembourg
en 1849, cette grande toile a occupé les dix
dernières années de la vie de Scheffer.
Les nombreux agrandissements et les repentirs manifestent bien les incessantes modifications
que l'artiste a apportées à sa composition.
Seul le visage du Christ, tout emprunt
d'une douceur métaphysique, n'a jamais
été retouché par le peintre.
 
Si le Diable n’était qu’un principe du mal,
comment expliquer l’épisode de la tentation
de Jésus ?

Le Diable, principe du mal, côté obscur
de la personnalité divine ou personne réelle ?

Une telle entité aurait-elle pu offrir ‘ tous les royaumes du monde ’ ? Ou bien le Christ aurait-il été tenté par une pensée mauvaise ou être en proie à un conflit intérieur ? Si c’était le cas, comment a-t-on pu dire : « Il n’y a pas de péché en lui » (1 Jean 3:5). Au lieu de nier le pouvoir du Diable sur les humains, Jésus l’a plutôt confirmé ; il l’a appelé ‘ le chef du monde ’ (Jean 14:30). Plus tard, l’apôtre Jean rappellera aux chrétiens le ‘ pouvoir du méchant ’ (1 Jean 5:19) et l’influence puissante de celui ‘ qui égare la terre habitée ’.
               
   
               
Job sur le fumier OA 966
Milieu du XVIe siècle Limoges Émail peint sur cuivre Richelieu 1er étage salle 15 vit 3
   
Les malheurs de Job      MR 2458
Pierre Courteys    Coupe couverte, Email peint
Richelieu 1er étage salle 20 vit 1

Dieu, Job et Le Satan

Le Diable serait-il uniquement le principe du mal ? Une telle affirmation rend d’autres passages bibliques incompréhensibles. Ainsi, en Job 2:1-6, avec qui Dieu avait-il une conversation ? Se parlait-il à lui-même ? D’ailleurs ce récit, loin de présenter le Diable comme un allié de Dieu  l’appelle pour la première fois dans le texte saint hasSatan, ‘ l’Opposant ’, lui donnant ainsi un caractère personnel. AA139
               
 
 
Le Diable,
 
un principe du mal ?
 
   
« le Satan aussi s’avançait
parmi eux »
 
 Job 1:6
 
               
 
Une telle affirmation
rendrait certains
passages bibliques incompréhensibles.
   
 
« Il a été jeté, le grand dragon,
le serpent originel, celui qu’on appelle Diable et Satan »

  Révélation 12:7-12.

 
               
La croyance en des dieux-démons remonte aux touts débuts de l’histoire de la Mésopotamie. Les Babyloniens de l’Antiquité croyaient que le monde souterrain, “ la terre sans retour ”, était dirigé par Nergal, un dieu violent appelé “ celui qui brûle ”. Ils craignaient aussi les démons, qu’ils s’efforçaient d’apaiser au moyen d’incantations magiques. AA141

La croyance en des dieux-démons remonte
aux touts débuts de l’histoire

Démon Humbaba   
AO 9034
 
Richelieu salle 3
vitrine 6 (31)
  
Souvent figuré de
façon repoussante,
ce démon était censé
protéger contre les
influences maléfiques.
 
Ses représentations
étaient souvent placées
à l’entrée des édifices.
Dans la mythologie
égyptienne, Seth était
le dieu du mal ; on le
représentait “ sous les traits
d’un animal fantastique,
au museau grêle et recourbé avec des oreilles droites
coupées carrément et
une queue raide et fourchue ”.

Même s’ils avaient des divinités bénéfiques et maléfiques,
les Grecs et les Romains n’avaient pas de
dieu du mal spécifique.
 

 

           
Leurs philosophes enseignaient l’existence de deux principes opposés. Pour Empédocle, il s’agissait de l’Amour et de la Haine. Pour Platon, le monde avait deux “ âmes ”, l’une qui causait le bien et l’autre le mal. Comme l’explique Georges Minois, “ la religion gréco-romaine païenne classique ignore le diable ”.  AA140
         
Statuette du démon
assyrien Pazuzu    
 
MNB 467  
 
Richelieu salle 6 vitrine 4
  
 
Cette œuvre est un
magnifique témoignage de
l’art du bronze des Assyriens.
 
L’aspect terrifiant de ce
monstre hybride se veut l’expression de sa
puissance maléfique.
Sa queue de scorpion,
son faciès monstrueux,
ses ailes et
ses serres de
rapace suggèrent son appartenance au
monde surnaturel.  
Une inscription identifiant
Pazuzu couvre
l’arrière des ailes.
 
‘Roi des mauvais esprits
des vents’, il est notamment responsable de
la propagation des
épidémies.
AA142
               
Aucun livre d’histoire écrit par l’homme ne peut dire avec exactitude ce qui s’est passé à l’origine car les ennuis ont commencé au ciel. Dans les nombreuses visions du monde des esprits que nous rapportent la Bible, les anges sont mentionnés plus de 400 fois. La Genèse (3:1-5) parle d’un ange qui s’est opposé à Dieu ; le dernier livre de la Bible révèle son identité, le ‘ serpent originel celui qu’on appelle Diable et Satan, et ses anges ont été jetés avec lui [sur la terre]’ (Révélation 12 :9). Cet ange puissant, qui s’est servi d’un serpent pour parler à Eve, s’est changé en Diable, ou ‘ Calomniateur ’.

Les anges sont mentionnés plus de 400 fois dans la Bible

 

La Bible enseigne clairement la notion de créatures spirituelles méchantes détentrices de pouvoirs supra-humains.

   
 « Tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Et pourtant les démons croient et ils se hérissent. » - Jacques 2:19
 
               
La Bible précise que d’autres anges ont suivi Satan dans sa rébellion (Genèse 6:1-2); on en parle comme ‘d’anges qui avaient péché (2 Pierre 2:4) ou ‘qui n’ont pas gardé leur position originelle’ (Jude 6). Ils ont par la suite été appelés ‘démons’ (Jacques 2:19) et ils sont à l’origine des phénomènes surnaturels et des pratiques occultes (Actes16 :16-18). La Loi de Dieu interdisait formellement les contacts avec les démons. « Il ne se trouvera chez toi personne qui exerce la divination, aucun magicien, (…), ni sorcier, ni personne qui consulte un médium, ou quelqu’un qui fait métier de prédire les événements, ou quiconque interroge les morts» (Deutéronome 18:11). Ce qui fut le cas pour Saül.
               
 
L'ombre de Samuel
apparaissant à Saül
chez la pythonisse d'Endor
 
inv 584
 
Salvator ROSA

1668 ?

Denon 1er étage salle 13
 
  

Le sujet biblique est tiré du

Premier Livre de Samuel (28, 6-14) :

inquiet sur l'issue du combat qu'il s'apprêtait à livrer aux Philistins, Saül, roi des Israélites, consulta une magicienne qui convoqua l'ombre
de Samuel ;

terrifié, il apprit de cette ombre
que Dieu l'avait abandonné et
que David lui succéderait.

               
Dans les Ecritures grecques, on ne retrouve qu’une fois le mot courant qui signifie démon (daïmon ) en Matthieu 8:31 ; ailleurs figure le mot daïmonion. Il a un sens étendu et concerne l’intervention de puissances supérieures, dans le bien comme dans le mal. Le mot grec pneuma, qui a le sensd’esprit, désigne parfois des esprits méchants comme en Matthieu 8:16. L’apôtre Paul chassa d’une servante « un esprit, un démon de divination A171, qui procurait un bon gain à ses maîtres en pratiquant l’art de la prédiction ». (Actes 16:16).
               
Satan            R.F. 4220
 
Jean-Jacques FEUCHÈRE dit Jacques
 
 
Paris, 1833
 
Richelieu Bayre 
salle 33 vitrine 8
 
  
Feuchère représente un Satan bien mélancolique, replié à l’abri de ses ailes,
le menton négligemment appuyé sur la main. Le Satan de Feuchère a
une apparence très humaine,
un beau corps musclé et un visage
dont la tristesse pensive suscite
la pitié plus que la réprobation.

La statuette illustre avec virtuosité
la prédilection des artistes romantiques pour la figure de l’ange déchu, si proche
de l’homme par sa faillibilité. AA150

Il en vient à symboliser l’artiste
lui-même qui, par ses œuvres,
défie lui aussi le Créateur.
 
               
 
Pan     Ma 266, MR 193 
 
Sully Caryatides salle 17
  
Le dieu Pan est représenté ici
assis sur un rocher avec à ses pieds
un bâton recourbé qui lui permet
d’attraper les lièvres.

Sa laideur légendaire lui vaut d’être
souvent repoussé. La peur qu’il inspire
est à l’origine du mot panique.
 
Il est représenté comme un homme à pattes
et aux cornes de bouc. D’après Hérodote (II,46), le culte de Pan a pris naissance en Egypte où
il était courant d’adorer le bouc.
 
L’expression ‘démons en forme de bouc’
utilisée dans la Bible est peut-être une allusion
à cette forme de culte païen.

-Lévitique 17:7; 2 Chroniques 11:15.
               

Le dieu Pan,

à l'origine de la conception

d'un diable avec des cornes

et une queue pointue

  Selon certains, la forme mi-homme mi-bouc de ce dieu, et l’œuvre AR3 du poète italien Dante Alighieri, l’Inferno, ont influencé l’imagination des artistes du moyen âge ; et la conception d’un diable avec des cornes et une queue pointue. Une telle représentation risque plutôt de faire douter de l’existence de cet esprit, 

Le dieu Pan, et la conception d'un diable cornu

que la Bible présente à maintes reprises comme une personne bien réelle. Les Ecritures ne donnent aucune description physique du Diable, même si ce dernier est qualifié de ‘serpent’ ou représenté sous les traits d’un ‘dragon’ vorace (Révélation 12:9). Le dernier livre de la Bible, la « révélation de Jésus Christ », contient un avertissement prophétique relatif à l’activité des démons sur la terre (Révélation 1:1).  Et nous explique l’origine des malheurs sur la terre : « Et une guerre a éclaté dans le ciel : Mikaël et ses anges ont lutté contre le dragon, […] et Il a été jeté, le grand dragon, le serpent originel, celui qu’on appelle Diable et Satan, qui égare la terre habitée toute entière ; […] ses anges (démons) ont été jetés avec lui. Voilà pourquoi […] malheur à la terre. – Révélation 12 :7-12.
               
Saint Michel terrassant le démon,   Inv 610
RAPHAËL
Denon 1er étage
Grande Galerie   Salle 8
 
Commandé en 1518 par le pape Léon X à l'intention de François Ier. Le thème de l'archange saint Michel terrassant le démon est une flatterie à l'égard de l'Ordre de Saint Michel, dont le roi était grand-maître.
Fontaine Saint Michel 
Paris
               

Ne pas croire au Diable ou aux démons ou penser que jouer avec des dragons ou des elfes virtuels est sans danger, c’est ne pas tenir compte de ce que dit la Bible. Elle enseigne clairement la notion de créatures spirituelles méchantes détentrices de pouvoirs supra-humains.

Les chrétiens doivent donc mener une lutte acharnée « contre les maîtres mondiaux de ces ténèbres, contre les forces spirituelles méchantes dans les lieux célestes ». - Ephésiens 6:12.

               
Voir aussi            
               
  Statuette démon assyrien Pazuzu        
  Pan          
  Pandémonium          
  Armure chrétienne          

 





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