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L’archéologie confirme-t-elle la Bible ?

 
La Terre sainte fascine. Pendant près de 1 500 ans, des pèlerins s’y sont rendus. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que des savants les ont accompagnés. On est alors entré dans l’ère de l’archéologie biblique : l’étude des objets, des peuples, des lieux et des langues de la Terre sainte antique à partir de vestiges enfouis dans le sol. L’archéologie confirme-t-elle la Bible ? Est-elle nécessaire à la foi ? Réflexion sur ces questions avec un rapide parcours dans les salles du musée.
               
 
Le débat archéologique a peu d’incidence sur le
récit biblique. L’archéologie et la narration biblique n’abordent pas l’Histoire sous le même angle.
 
L’archéologie a des questions et des priorités
différentes. La Bible contient des renseignements
écrits sur des événements ou des
personnages du passé. L’archéologie, elle, essaie de retrouver des informations sur ces événements et ces personnages en scrutant toute trace d’eux que
le sol puisse encore livrer, mais ces vestiges sont
en règle générale très lacunaires et susceptibles d’interprétations diverses.
 
  
Couverture du Livre d’Alan Millard, Excellis, 1997
Lumières archéologiques sur les lieux et temps bibliques
               
Le lecteur de la Bible et l’archéologue sont comme deux personnes qui suivent deux trajets à peu près parallèles, l’une en voiture sur la chaussée, l’autre à pied sur le trottoir. Elles n’ont pas les mêmes centres d’intérêt ni les mêmes préoccupations, mais leurs points de vue sont fréquemment plus complémentaires que contradictoires. On obtient des éclaircissements passionnants en comparant les impressions des deux.
               

L’archéologie et la narration biblique n’abordent pas l’Histoire sous le même angle

 
On obtient des éclaircissements passionnants
en comparant les impressions des deux.
 

L’archéologie a des questions et des

priorités différentes.

               
Dans l’ensemble l’archéologie tend à confirmer la valeur historique de la narration biblique. Mais elle ne peut infirmer l’histoire biblique de façon concluante. Elle peut par contre faire revivre le monde matériel auquel la Bible renvoie. A quoi ressemblait un haut lieu ? Quel aspect avait un miroir antique ? De tels renseignements élargissent notre compréhension du texte. L’archéologie complète aussi le récit historique en présentant parfois une autre version des faits. Enfin, elle fait connaître la vie et la pensée des voisins de l’Israël antique, et éclaire le contexte intellectuel au sein duquel la pensée israélite s’est développée.

Bible et Archéologie :

L’archéologie peut
faire revivre le monde matériel auquel la Bible renvoie  et élargir
notre compréhension
du texte.
 
Et parfois le confirmer… 
 
Quelques exemples :
   
La découverte des ruines du palais de Khorsabad
 
a sorti ce roi assyrien cité en Isaïe 20:1 des ténèbres de l’histoire profane
pour l’élever à la
notoriété historique.
 
 Longtemps considéré comme imaginaire par d’éminents biblistes, Sargon II est aujourd’hui
 
un des rois d’Assyrie
les mieux connus.

Sargon II et un dignitaire     AO 19873  

Richelieu salle 4

               
  ivoires d’Arslan Tash

<
 
inscription de Siloé

>

L' Histoire sous un angle différent

Ces ivoires d’Arslan Tash proviennent du lit d’Hazaël, illustre roi de Syrie qui accéda au pouvoir du temps du roi Joram et mourut aux jours de Joas, roi d’Israël (2 Rois 8-13). Une inscription en écriture araméenne trouvée avec cet ensemble mentionne le nom de ce roi de Damas. Les annales de Salmanasar III rapportent le récit de ses victoires sur Hazaël.   Cette inscription hébraïque de Siloé, dont un moulage est conservé au Louvre a été retrouvée sur la paroi du tunnel de Siloam. Elle relate le creusement du canal à partir des deux extrémités et en indique la longueur. Ce canal souterrain semble correspondre aux travaux du roi Ezéchias « comment il a construit la piscine et le canal pour amener l’eau dans la ville ».

Palais de Darius

 
Ce chapiteau provient d’une des colonnes de la salle d’audiences (Apadana) du Palais de Darius 1er 
 
C’est là qu’eurent lieu les événements
rapportés dans le livre d’Esther.
 
On a dit que « dans l’Ancien Testament,
aucun événement n’a un cadre qu’on puisse,
à partir de fouilles, restaurer de manière aussi
vivante et exacte que ‘Suse le Palais’ ».
 
 
Les découvertes faites par les archéologues français
ont confirmé l’exactitude des détails du rédacteur concernant l’administration du royaume perse
et la construction du palais.
 
La Bible atteste la grandeur de l’empire ; elle appelle Xerxès 1er, le successeur de Darius, « cet Assuérus
qui régnait depuis l’Inde jusqu‘à l’Ethiopie, sur cent vingt-sept districts administratifs. » - Esther 1:1.

 Miroirs antiques

 
en métal poli n’offraient
pas des surfaces réfléchissantes d’aussi bonne qualité que les
miroirs en verre actuels. L’image était fatalement imparfaite et floue.
 
Cette connaissance
du monde antique dans
ses objets de la vie quotidienne permet
de mieux comprendre
par exemple ces paroles
de l’apôtre Paul:

 « A présent nous voyons, les contours étant indécis, au
moyen d’un miroir de métal »
(1 Corinthiens 13:12).

L’archéologie fait revivre le monde de la Bible

et élargit notre compréhension

du texte

 

L’archéologie complète aussi le récit historique en présentant

parfois une autre version des faits.

               
En 1868 un missionnaire alsacien, F. Klein découvre une inscription ancienne à Dhinân, antique Dibôn, capitale du royaume de Moab. Un estampage des caractères est réalisé grâce à la sagacité de Clermont-Ganneau, avant que la pierre ne soit brisée par les Bédouins. Avec ses trente-quatre lignes, c’est « la découverte la plus importante qui ait jamais été faite dans le champ de l’épigraphie orientale », selon Ernest Renan.

 Stèle de Mesha 

 
sur Israël nous livre un des plus importants
témoignages directs sur le monde de la Bible.
 
La mention écrite d’Israël est la plus ancienne
occurrence connue. Sont mentionnés également
de nombreux lieux bibliques confirmant ainsi leur authenticité. Citons Ataroth et Nebo (Nombres 32:34,34), Dibôn (Josué 13:9), Beth-Diblathaïm (Jérémie 48:22,24).
 
Les Moabites, descendants de Lot, neveu d’Abraham, étaient apparentés aux Israélites, ce qui explique ici la similitude de la langue des deux peuples.
 
Le texte ne suit pas un ordre chronologique.
Glorification du roi et des actions de son règne,
il présente la version du roi Mesha de sa révolte
contre Israël (2 Rois 1:1; 3:4-5).
  
Version différente qui éclaire le récit historique.
               
L’archéologie fait aussi connaître la vie et la pensée des voisins de l’Israël antique, et éclaire le contexte intellectuel et religieux au sein duquel la pensée israélite s’est développée.

Teraphim ou dieux domestiques

Ces figurines-plaquettes (AO 16716)
représentent  des dieux ou idoles domestiques.
Ils sont de taille très variable, pouvant avoir la forme d’un homme ou être beaucoup plus petit.
 
Une découverte archéologique faite à Nuzi
a révélé l’existence d’une loi patriarcale aux termes
de laquelle la possession des dieux familiaux donnait
à un homme le droit de propriété sur les biens de son défunt beau-père.
   
Ecrites en babylonien, ces tablettes d’argiles
renferment une foule de renseignements sur
des coutumes légales assez proches des celles
de l’époque patriarcale décrites dans la Genèse.
 
Les exemples de déclarations bibliques confirmées par
les fouilles de Nuzi sont si nombreux que le Supplément au dictionnaire de la Bible (vol VI, colonnes 663-672) y consacre plus de huit colonnes en petits caractères.
 
               
Cette maquette du palais de Mari (SN), complexe qualifié de ‘joyau de l’architecture archaïque’, témoigne de la brillante civilisation que fut la cité-état de Mari, détruite par Hammourabi vers 1760 av n.è. On peut penser que les Juifs passèrent devant ces ruines lorsqu’ils furent emmenés en exil à Babylone.  A188
               
 

Maquette du palais de Mari

 

Sit

Shamshi
>

               
La découverte de ce site, qui a livré plus de 15 000 tablettes d’argile gravées en écriture cunéiforme, a permis de mieux connaître le monde dans lequel vécut Abraham. Pour André Parrot, les archives « révèlent des similitudes étonnantes entre les peuples qu’elles mentionnent et ce que nous dit l’Ancien Testament de l’époque des patriarches ». A189
    Ce plateau de bronze, représente un haut lieu comparable à ceux qu’utilisaient les Cananéens. Le terme Sit Shamshi, ‘soleil levant’, évoque un culte rendu au dieu-soleil Shamash. A côté des prêtres accroupis sont dressés des stèles, des bassins et un bosquet sacré. Ces hauts lieux étaient habituellement associés au faux culte et aux israélites apostats.
               
Cette tablette
cunéiforme (AO 7098),
inscrite en akkadien,
 
est une des lettres du gouverneur de Meguiddo au pharaon.
   
Cette correspondance officielle nous éclaire sur
la situation internationale au XIVè siècle av.n. è. et sur les conflits qui agitaient les princes de la région syro-palestinienne.
               
Un des intérêts de la lettre d’Armana EA 365 est l’indication qu’elle donne sur la corvée. L’autre intérêt de cette lettre est la mention de Meguiddo. L’histoire tant biblique que profane parle des batailles décisives livrées à proximité de cette ville en raison de sa position stratégique
               
La Bible contient une multiplicité d’événements et de personnages qui n’ont pas été authentifiés par des sources externes. Le silence des connaissances externes dément-il le récit biblique ?
               
Affirmer qu’une chose
ou qu’un personnage ou qu’un événement n’ont
pas existé parce qu’aucune découverte archéologique
n’a été faite à leur sujet
est une conclusion manquant de rigueur scientifique
 

Les arguments

du silence

ne prouvent rien.

  La seule conclusion scientifique qu’on peut honnêtement tirer
d’une telle absence d’information archéologique est qu’aucune découverte
n’a été faite au sujet
de ces personnages
               
bibliques jusqu’à ce jour. Tout le reste n’est pas scientifique, mais spéculatif.
               
Après avoir analysé la Bible à la lumière de l’Histoire et de l’archéologie,

l’écrivain Werner Keller dit en introduction de son livre La Bible arrachée aux sables :
 
 
« L’herbe se dessèche
et la fleur tombe,
mais la parole de Jhvh subsiste pour toujours. »
 
1 Pierre 1:25
  « Devant la multiplicité des preuves que nous a fournies la science,
je ne puis m’empêcher
de me répéter encore
et toujours :

La Bible a raison ».
               
« Les pierres crieront », disait un jour Jésus. Il existe certes un langage des pierres et ‘ des pierres qui parlent…’ ; et dans l’ensemble l’archéologie tend à confirmer la valeur historique de la narration biblique. Mais cette science relativement récente a ses limites. En réalité elle n’est pas un complément indispensable ni une confirmation nécessaire de la vérité contenue dans la Parole divine.
 
Seule la Bible donne l’image la plus nette du passé de l’homme, et elle est parvenue jusqu’à aujourd’hui, non grâce aux fouilles archéologiques, mais parce qu’elle a été préservée par son Auteur. « La parole de Yhwh subsiste pour toujours ». – 1 Pierre 1:25
               
 Voir aussi,              
 
Des archéologues viennent de découvrir, à Jérusalem, un petit sceau en argile sur lequel figure le nom de la ville de Bethléem.   Le Point.fr - Publié le 23/05/2012
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               

 





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