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Les Pèlerins d’Emmaüs
 
 
L’épisode des Pèlerins d’Emmaüs, rapporté par l’évangéliste Luc (24:13-35), a été traité différemment par Véronèse et Rembrandt. Ces deux tableaux célèbres sont exposés au musée du Louvre.
             
 
Les Pèlerins d’Emmaüs
 
inv 146

Paolo CALIARI,
dit VÉRONÈSE
 
 
Vers 1559
 
  
Denon 1er étage

salle 6
 

Cette œuvre de jeunesse, première représentation d’un repas biblique dans la carrière de Véronèse (1528-1588) est construite comme une scène de théâtre incluant des portraits de personnages contemporains. Une famille patricienne de Venise assiste, avec ses domestiques et ses chiens, au souper d’Emmaüs au cours duquel deux disciples, identifiés par la tradition à Luc et Cléophas, reconnaissent le Christ ressuscité à la fraction du pain.

En mêlant intimement, comme dans un grand nombre de ses créations, le divin et le terrestre, Véronèse entend mettre l’accent sur l’humanité du Christ et introduire le sacré dans la vie quotidienne. (ww.louvre.fr)

             
   
détail de Luc   détail de l’africain   détail des filles au chien
             
« Mais, voyez, ce même jour deux d’entre eux faisaient route vers un village distant de Jérusalem d’environ onze kilomètres [et] nommé Emmaüs, et ils conversaient entre eux de toutes ces choses qui étaient arrivées. Or, comme ils conversaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : “ Quelles sont ces questions que vous débattez entre vous tout en marchant ? ” Et ils s’arrêtèrent, le visage triste. En réponse l’un [d’eux], nommé Cléopas, lui dit : “ Est-ce que comme étranger tu habites à part dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? ” […] Là-dessus il entra pour rester avec eux.  Et comme il était étendu à table avec eux, il prit le pain, le bénit, et, l’ayant rompu, il le leur remettait.  Alors leurs yeux s’ouvrirent pleinement et ils le reconnurent ; et il disparut de devant eux.  Et ils se dirent l’un à l’autre : “ Notre cœur ne brûlait-il pas lorsqu’il nous parlait sur la route, lorsqu’il nous ouvrait pleinement les Écritures ? ”  Et à cette heure-là même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem ; et ils trouvèrent réunis les onze et ceux qui étaient avec eux,  disant : “ Réellement, le Seigneur a été relevé et il est apparu à Simon ! ” Alors eux-mêmes racontèrent les [choses qui étaient arrivées] sur la route et comment il s’était fait connaître à eux lorsqu’il a rompu le pain. » - Luc 24:13-35
             
Rembrandt, mort à Amsterdam en 1669, est un lecteur assidu de la Bible. Dans sa quête de renouveau des images chrétiennes, ce peintre protestant rejette la majesté prévisible d’un Christ traditionnel. Il s’intéresse à la figure en tant que telle, mais aussi à sa perception. En toile de fond de ses œuvres, il y a aussi la célèbre tolérance religieuse de la Hollande du XVII ème siècle. On retrouve ici un des sujets chers à l’artiste, rivalisant ici avec les grands Vénitiens du XVIe siècle (Titien, Véronèse) mais avec l’intériorité et l’humanité propres à Rembrandt, poète des bruns chaleureux et des ombres profondes et vivantes.
             
 
Le Christ se révélant
aux pèlerins d’Emmaüs
 
inv 1739
 

REMBRANDT Harmensz.
van Rijn

vers 1648
  
 
Rembrandt mêle dans
ce tableau les allusions
à l’église primitive (l’architecture évoque les basiliques paléochrétiennes)
 
comme à d’autres peintres (la grande niche pourrait être une composition de Titien).
 
Symphonie de lumière, naturelle et divine, l’œuvre est tout en nuances.
             
Plongé dans le passé biblique, proximité avec la communauté juive, il paraît logique que le peintre multiplie les représentations du Christ, tout en produisant des portraits des membres de la communauté juive d’Amsterdam. Fuyant l’Inquisition, ces réfugiés venant de la péninsule ibérique et d’Europe centrale trouvèrent refuge dans la cité portuaire et s’y intégrèrent complètement dès 1630. Les juifs se mêlèrent en même temps aux chrétiens réformés, dans un climat de grande tolérance. Cette intégration singulière du peuple juif coïncide avec la vie de Rembrandt (1606-1669) et n’est donc pas étrangère à la tournure que prend son œuvre.
             
Mais est-il possible de peindre
le Christ d’après nature ?
 
La vision en ombre chinoise du Christ
dans le tableau des Pèlerins d’Emmaüs
pose le problème : l’ombre suggère
le mystère de la résurrection de Jésus,
tout en affirmant qu’il n’y a pas d’évidence
des traits du Christ.
 
Comment représenter Jésus après la résurrection ?  Comment le montrer à
des hommes qui ne reconnaissent pas ?
 
Couleurs iridescentes de la tunique
du Christ, gradation des sentiments des
fidèles qui reconnaissent le ressuscité.
Non seulement la figure du Christ a dû
être peinte d’après un modèle vivant
mais il semblerait que les pèlerins
entourant Jésus l’aient aussi été.
             
Les années 1640 verront Rembrandt tâtonner dans la recherche d’un Christ véridique. La multiplicité des œuvres reflète l’éventail des possibilités explorées : Christ robuste, ascète, diaphane presque fantomatique, familier jeune et bien vivant, sépulcral. Peintes en atelier, d’après un modèle (juif ?)pris sur le vif, ses œuvres cassent l’image sacrée. Il n’y a pas une mais des figures du Christ. On est loin des Christ de gloire, idéalisés, de Rubens ou de la renaissance italienne.
             
Les Pèlerins d’Emmaüs, 
 
MJAP-P 848 
Rembrandt , Vers 1629
 
Huile sur papier marouflé sur bois
Musée Jacquemart-André, Paris
 
Dans cette composition,
le jeune Rembrandt (23 ans) utilise
un contre-jour violent pour mettre en valeur
la figure du Christ, son mystère.
L’ombre qui enveloppe le personnage
se révélant aux pèlerins (l’un d’eux,
au premier plan, est tombé de sa chaise)
laisse toute latitude au spectateur
de s’interroger sur les traits du Christ.
             

Les artistes de la chrétienté qui ont peint l’homme Jésus Christ étaient sans aucun doute très loin de la réalité. En le comparant aux rois de sa lignée, David, roi de Jérusalem s’est exclamé : « Tu es vraiment plus beau que les fils des hommes. Le charme a été répandu sur tes lèvres. » - Psaume 45:2.

Cette beauté ne dépendrait pas des traits de son visage mais de ce qui sortirait de ses lèvres. Et si la Bible est muette quant à son apparence physique, Il semble plus important de savoir quel genre de personne il était, et d’observer tout ce qu’il a commandé. – Matthieu 28:20

             
             
             
             
             
             
             
             
             

 





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