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L’Assomption,

Dogme révélé ou assertion audacieuse ? 

 
Vérité solennellement établie par l’Eglise catholique, l’ Assomption ou enlèvement de Marie, a fait pendant des siècles l’objet de controverses et d’âpres discussions. Selon ce dogme récent (1950), « l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste. » Alors, dogme révélé par Dieu, ou assertion audacieuse ?
               
 

L'Assomption de la Vierge


MI 333
 
 
Philippe de CHAMPAIGNE
  
 
Richelieu
 
2ème étage Flandres, XVII salle 19
 

Peint vers 1629 - 1630
pour l'église du couvent des
Carmélites du faubourg
Saint-Jacques à Paris.
  
Oeuvre de la première période
de l'artiste, encore flamande d'esprit.
   
Saisi à la Révolution.
 
Placé à Notre-Dame de Paris
de 1811 à 1862

Don du chapitre de Notre-Dame de Paris, 1862
                 
Les représentations artistiques de l’Assomption se multiplient dès le 15è siècle. Quelques beaux exemples de tableaux sont exposés au musée du Louvre.
               

L'Assomption de la Vierge       RF 1983-86

F-A VINCENT 1771 Sully 2ème étage salle 51
 
Oeuvre de jeunesse de Vincent, cette esquisse est préparatoire à un tableau conservé au XIXe siècle dans l'église Saint-Jean-Baptiste à Arras qui fut sans doute détruit pendant la Première Guerre mondiale.
   

L’Assomption de la Vierge   inv 7284

 
Nicolas Poussin     Sully 2è salle 26
 
 
Peint vers 1650 pour Henry d’Etampes-Valençay, ambassadeur de France à Rome
       
   
               
   
               

L'Assomption de la Vierge      INV 20022


G. PIAZZETTA 1735 Denon 1er étage salle 14
 
Commandé par le prince-électeur de Cologne, duc de Bavière et grand-maître de l'ordre des Chevaliers teutoniques, Clemens August de Wittelsbach, pour le maître-autel de l'église de Sachsenhausen, près de Francfort (Allemagne). Ce tableau fut exposé avec grand succès à Venise après son achèvement.
   

L'Assomption de la Vierge  MI 317

 
Laurent de LA HYRE    1635
 
Sully 2ème étage salle 19

Peint pour le maître-autel de l'église du couvent des Capucins de la rue Saint-Honoré à Paris. Dans la partie haute de ce retable figurait un Christ en gloire (disparu).

Assomption ou Enlèvement de Marie : Pas dans la Bible

Il n’est « pas fait directement mention de l’Assomption dans la Bible » AA90 .

Au 13è siècle Thomas d’Aquin reconnaissait « qu’il est impossible de faire de l’Assomption un dogme puisque les Écritures ne l’enseignent pas. » On ne trouve aucune trace de fêtes ou de prières effectuées en son honneur avant le IIIè siècle. AA91

Ni chez Caravage...

La Mort de la Vierge inv 54
 
Michelangelo MERISI, dit CARAVAGE
 
Denon 1er étage
Grande Galerie salle 712
 
Commandé en 1601 pour l'église
Santa Maria della Scala in Trastevere
de Rome, ce tableau n'a dû être achevé
qu'en 1605/1606. Mais l'œuvre est aussitôt retirée par les prêtres de la paroisse
qui n'accordent pas à Caravage
l'opportunité de la corriger.

Les témoignages contemporains
justifient ce retrait par le réalisme
proprement impie du tableau :
peut-on réellement identifier
la mère du Christ à une moribonde
tuméfiée par la mort ?
Pas de nuée d'anges accueillant
dans l'allégresse le corps "endormi"
de la Vierge, pas d'allusion
au miracle de l'Assomption
,
mais ce cadavre livide et tuméfié,
vêtu d'une banale robe rouge,
les pieds nus et gonflés.
 
En réalité, Caravage, en représentant la mort physique de la Vierge, postérieure à l'Assomption de son âme, mise sur l'expérience proprement humaine que le fidèle peut faire du sujet. Ainsi le peintre s'attarde-t-il sur la réaction de Marie-Madeleine et des onze apôtres regroupés autour du corps, figurés comme autant d'intercesseurs capables, par leur affliction, de conduire le spectateur vers le repentir et la dévotion. La commande sera réattribuée au Vénitien Carlo Saraceni.

Assomption : un dilemme théologique épineux

La croyance en l’Assomption

ne repose pas sur une base scripturaire ou sur un texte précis des

premiers temps de l’Eglise.

   
Cette doctrine pose un dilemme théologique
épineux. Marie est-elle vraiment morte avant
sa prétendue ascension ? Il serait difficile
de lui accorder d’avoir échappé à la mort,
privilège que même le Christ n’a pas eu.
Et si elle est morte,
alors pour quelle raison ?
 
Car c’est le châtiment du péché originel,
dont Marie aurait été préservée, selon
la doctrine de l’Immaculée Conception.
 
« L’Écriture n’enseigne pas directement
l’Immaculée Conception. Les premiers Pères
de l’Église considéraient Marie comme sainte,
mais non absolument sans péché. » AA93
         

« L’Écriture n’enseigne pas directement l’Immaculée Conception.

(...) Les premiers Pères de  l’Église considéraient Marie comme sainte,

mais non absolument sans péché. » 

   
        
Le texte de Luc 1:28 serait le fondement de cette assertion. « Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie d’entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » (Maredsous, Bible des peuples). Mais l’interprétation donnée ne tient pas compte du fait que le terme grec n’est pas explicite. D’autres versions mettent : ‘ comblée de grâce ’ (Jérusalem, Osty), ‘ objet de la faveur divine ’ (Crampon-Tricot), ‘ le Seigneur t’accorde sa faveur ’ (Parole vivante) ou ‘ hautement favorisée ’ (TMN).
               

L’Annonciation   inv 521

  
Guido RENI
 
Denon 1er Grande galerie salle 12
  
 
Commandée par la reine Marie de Médicis
vers 1624, ce tableau fut offert
au couvent des Carmélites
de la rue Saint-Jacques.
  
Pour le Cavalier Bernin, c’est « l’une des
plus belles choses qu’on pût voir,
et qui valait la moitié de Paris. » 
  
 
ww.louvre.fr
 
 
Voir aussi
 

L’Annonciation   RF 1987-13 vers 1620

 
Giulio Procaccini Denon 1er Salvator Rosa
salle 13 

 Le culte marial : en contradiction
avec le christianisme originel ?

Femme de foi mais imparfaite, Marie avait aussi besoin de la Rédemption. A près la naissance de son premier enfant, Marie a offert un sacrifice pour le péché (Lévitique 12:1-8 ; Luc 2: 22-24).

De plus, « La virginité après l’enfantement n’est pas enseignée dans le NT. » AA92
Elle ne peut donc être considérée comme un intercesseur auprès de Dieu. - Jean 14:6,14.
 
Trait d’union entre la chrétienté et les religions anciennes des déesses mères, Marie est certes l’un des symboles religieux les plus puissants dans l’histoire de l’Occident. Mais ce culte marial est en contradiction avec le christianisme originel.  AA94
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               
               

 





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