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Halloween, Toussaint et jour des Morts

  
Trois fêtes pour un premier mensonge
 
 
 
Autres mots clés : Celte, Samain, Mort, Déluge, Jean Markale, Autre Monde
   
     
La religion chrétienne n'a jamais pu éliminer certains concepts hérités de la nuit des temps; c'est le cas avec ces trois célébrations issues d'une étrange fête celtique.
 
La fête chrétienne de La Toussaint, celle du jour des Morts, et les manifestations carnavalesques d'Halloween se situent exactement à l'époque où, du temps des druides, les Celtes célébraient la grande fête de Samain. Durant cette nuit - à la pleine lune la plus proche du 1er novembre -, le monde des morts rejoindrait celui des vivants, et réciproquement car, selon une parole celtique, "la mort n'est que le milieu d'une longue vie". AA9
 
Le lecteur de la Bible ne sera pas surpris par cette constatation. Elle repose sur le premier mensonge prononcé à Eve, la mère de tous les vivants par Satan, le serpent originel et "père du mensonge". - Révélation 12:9; Jean 8:44
     
Genèse 2 : 16-17
 
Et Dieu imposa cet ordre : " De tout arbre du jardin tu peux manger à satiété.
 
Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr."
   
Genèse 3 : 4-5

Cependant le serpent dit à la femme : “ Vous ne mourrez pas du tout. Car Dieu sait que, le jour même où vous en mangerez, vos yeux ne manqueront pas de s’ouvrir et, à coup sûr, vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais. "

 

Assiette : Tentation d'Adam et Eve MR 2438   Richelieu 1 er

 

La mort :
 
contraire de la vie ,
 
ou
 
passage à
 
 une autre
 
forme de vie  ?
Coupe : Adam et Eve tentés par le serpent  OA 1555   Richelieu 1er          Tête de mort en cristal de roche       MR 327  Richelieu salle 23

Trois fêtes pour un premier mensonge

L'humanité a toujours tenté d'établir une chaîne ininterrompue entre les vivants et les morts. La croyance en l’immortalité de l’âme et ses variantes ont été façonnées par un même concept babylonien. La mort était considérée par les théologiens chaldéens AA10 comme le passage à une autre forme de vie. Ce concept d'une âme immortelle est un trait commun aux mythologies du monde entier. AA11, AA12
 
C’est aussi un produit de l’esprit grec, qui doit son élaboration et son développement dans la pensée occidentale au philosophe Platon AE33, tandis que l’espérance d’une résurrection appartient à la pensée juive. AE34

Hérodote, historien grec du Vsiècle av.nè., a écrit que les Égyptiens ont été « les premiers à avoir énoncé cette doctrine, que l’âme de l’homme est immortelle ». AE81 Les Babyloniens, pensait aussi que l’âme était immortelle. Quand Alexandre le Grand a conquis le Moyen-Orient en 332 avant notre ère, les philosophes grecs avaient déjà rendu populaire cet enseignement qui s’est ensuite rapidement répandu dans tout l’Empire grec.

Au Ier siècle de notre ère, deux sectes juives importantes, les Esséniens et les Pharisiens, enseignaient que l’âme survit à la mort du corps. The Jewish Encyclopedia déclare que les Juifs découvrirent la notion d’âme immortelle au contact de la pensée grecque, principalement de la philosophie de Platon. L’historien juif Josèphe, qui a vécu au Ier siècle, a attribué cet enseignement, non pas aux Saintes Écritures, mais aux croyances des « fils des Grecs », qu’il considérait par ailleurs comme étant une compilation de mythes et de légendes. AE82

Le concept d'une âme immortelle,
un trait commun aux mythologies du monde entier

La notion de l’immortalité de l’âme n’est pas biblique.
Les termes originaux employés dans les Ecritures
(héb. nèphèsh ; gr. psukhê) utilisés à propos des créatures terrestres désignent toujours ce qui est matériel, tangible, visible et mortel. AE35
   
Le monde après la mort,
 
un concept de toutes les religions et mythologies humaines
 
Funk et Wagnalls AA12
 

" Oracle du Seigneur Yahvé [...]

Toutes les vies sont à moi. Celui qui a péché, c'est lui qui mourra."

 Ezéchiel 18:4

   
Le récit de la création dit : « Yhwh forma alors l’homme avec de la poussière tirée du sol et il souffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante. » L’expression « une âme vivante » traduit le mot hébreu nèphèsh, qui signifie littéralement « créature qui respire » (Genèse 2:7) AE83  

La Bible montre donc que Dieu n’a pas créé les humains avec une âme qui serait immortelle, mais que chaque humain est « une âme vivante », ou « un être vivant ». On ne trouve dans aucun texte biblique l’expression « âme immortelle ».

On ne trouve dans aucun texte biblique
l’expression « âme immortelle »

Statue de forme humaine   
 
DAO 96
 
Sully Levant
salle D vitrine 8
    Il s’agit là de l’œuvre la plus ancienne du Louvre.

Modelée à la main avec du plâtre, elle est sous tendue par une armature de
cordes en fibres tressées,
aujourd’hui disparue, mais dont
subsistent les empreintes.

 Cette statue néolithique d’Aïn Ghazal, et les autres témoignages de cette période,
nous permettent d’entrevoir la trace d’un culte des ancêtres et déjà la croyance en une forme de vie après la mort.
‘ Il n’est pas surprenant de voir quelle place importante
a occupé le culte des morts
et le rôle primordial
joué par celui-ci dans la société humaine depuis […] son apparition initiale.’
 
Edwin James A286
   
L'antique fête de Samain s'est évanouie dans le brouillard. Mais elle perdure dans l'inconscient collectif pour réapparaître sous d'autres aspects, celui d'Halloween, populaire et fantastique, et celui de la Toussaint, liturgique et sacrée.                                          
  
Le mot anglo-saxon Halloween provient d'une contraction de "All Hallow's Eve", littéralement "veille de tous les saints". Dans le calendrier celte, cette date du 31 octobre correspondait à la veille du nouvel an et à la fête de Samain, qui signifie "fin de l'été". Les prêtres druides croyaient que les âmes des morts erraient sur terre ce soir-là. Pour apaiser ces âmes en peine, ils offraient des aliments et allumaient des feux de joie (symboles d'immortalité) pour écarter les esprits mauvais.

 Halloween et la fête de Samain

Ce qui est frappant
dans tous les récits
sur la fête de Samain,
 
c'est l'interpénétration
du monde visible
des vivants,
 
 
La fête de Samain
 
Une interconnexion
avec

 l' Autre Monde 
      
et celui,
invisible mais
toujours présent
dans l'univers de la vie quotidienne,
du monde des dieux
et défunts. AA13
   
Quand ils se rendent de maison en maison,

déguisés en fantômes
ou en sorcières,
en exigeant des friandises et
en agitant la menace d’un mauvais tour,

les enfants perpétuent sans le savoir les rites anciens de Samain. 
   
En recevant quelque chose de leurs mains, ils établissent un échange fraternel entre le monde visible et invisible.
 
C’est pourquoi les mascarades d’Halloween sont en fait des cérémonies sacrées.
 
 Jean Markale, Halloween, histoire et traditions, Editions Imago, 2000, p 150 
   
Il convient de considérer Halloween non pas comme une manifestation païenne isolée, mais comme le complément indispensable de la célébration de la Toussaint et de la commémoration des défunts.  

La Toussaint, et la fête de Samain

Toussaint (1886)
 
Emile Friant
 
 
Médaille d'or
à l'exposition universelle
de 1889
 
Centre Pompidou de Metz

Les chrysanthèmes

sur les tombes et

les bougies allumées dans les cimetières

symbolisent une vie heureuse

après la mort.

   
La Toussaint est une fête religieuse célébrée le 1er novembre au cours de laquelle l'Eglise catholique honore tous les saints, connus et inconnus. À la fin du IIe siècle, certains, qui se réclamaient du christianisme, ont commencé à honorer ceux qui étaient morts en martyrs.
   
Une commémoration régulière
fut instituée le 13 mai 610
lorsque le pape Boniface IV consacra le Panthéon
— le temple romain de tous
les dieux — à Marie et à
tous les martyrs.
 
Ainsi les dieux romains du passé laissaient-ils la place aux saints de la religion triomphante.

Façade du Panthéon

de Rome

 

 

 

Wikipédia

   
Le changement de date en faveur du mois de novembre survint sous le pape Grégoire III (731-741), qui consacra une chapelle de la basilique Saint Pierre de Rome à tous les saints et ordonna qu’ils soient honorés le 1er novembre. La coutume fut respectée mais seulement à Rome. Finalement, en 837, le pape Grégoire IV universalisa cette fête.

Pourquoi le 1er novembre ? Cette date correspond exactement à celle de la fête celtique, et donc druidique, de Samain.
     
 
Pourquoi le 1er novembre ?
 
  Jean Markale met en évidence l'influence croisssante     Samain resta une fête populaire chez les Celtes tout au long de la christianisation de la Grande-Bretagne.  
     
Cette date correspond exactement à celle de
la fête celtique,
et donc druidique,
de Samain.
 

des moines irlandais en Europe à cette époque.

    La commémoration britannique médiévale de la Toussaint aurait été à l’origine de l’adoption universelle de cette fête par l’Église chrétienne. AA15
   
Mais cette origine celtique, donc païenne, tout au moins quant à sa datation, confère à la Toussaint chrétienne une singulière ambiguïté. Et les chrétiens confondent absolument la fête des Morts et celle des saints. Tout se passe cependant comme si l'inconscient collectif populaire refusait la sélection opérée par l'Eglise officielle (et les mises en garde) et mêlait sans discernement les Elus à tous les défunts.AA14
 
Et ce même inconscient collectif restitue des rituels très anciens, parfois devenus incompréhensibles, et qui se manifestent au cours des cortèges d'Halloween dans lesquels il n'y a plus de séparation entre les vivants et les morts. C'est un retour vers la nuit de Samain, où chacun peut aller d'un monde à l'autre dans une totale fusion.

La fête des morts,  une ancienne fête païenne des morts

Cette persistance d'éléments païens lors d'une fête chrétienne n'était pas sans inquiéter AA17. On a alors insister sur le fait que les vivants pouvaient aider les défunts par la prière afin d’aider les âmes du purgatoire à atteindre la béatitude céleste. C'est ainsi qu'est apparu le "jour des Morts", fixé immédiatement après la Toussaint. AA16
 

 

Musée de Cluny

 

Paris 5ème

     
Cette institution officielle est due aux moines de Cluny, et plus particulièrement à saint Odilon, qui, au XIe siècle, ont fixé la date de sa célébration au 2 novembre. Cette règle générale est devenue une coutume à présent observée dans l'ensemble de la Chrétienté.
     
Pour aider ces âmes, [l’Église] a fait du 2 novembre le Jour des fidèles décédés. Ce jour-là, les prêtres  célèbrent trois messes pour alléger les tourments des âmes bénies qui se trouvent au purgatoire pour hâter leur entrée au ciel.
 
En dernière analyse, la doctrine catholique du Purgatoire repose sur la tradition, et non sur l’Écriture Sainte.
 

Conclusion de Jean Markale

"Ce qui est remarquable,
c'est que toutes ces célébrations sont issues
de la même souche :

     
« La fête nominalement chrétienne des morts n’est qu’une ancienne fête païenne des morts sur laquelle l’Eglise résolut de fermer les yeux par politique. »
 
Frazer, Le rameau d’or, Origines anciennes de la fête chrétienne des morts, p. 453 AA18
 

La fête celtique de Samain
dont le sens
et la profondeur
dépassent de loin tout clivage ethnique, culturel ou même religieux."  

     

Trois fêtes liées aux morts du Déluge ?

 
Un auteur propose même une origine antérieure,
et plausible pour le lecteur de la Bible.
 
 “Les mythologies de tous les peuples anciens
ont un rapport avec les événements du déluge. (...)
 
Une grande fête des morts commémorant cet événement
est célébrée non seulement par des peuples
plus ou moins liés entre eux, mais par d’autres qui sont largement séparés à la fois par un océan et par les siècles.
 
Toutes ces nations célèbrent cette fête le jour même,
ou peu s’en faut, où, selon le récit de Moïse,
le déluge commença, savoir le dix-septième jour du second mois, période qui correspond à peu près
à notre mois de novembre.”
 
 
Colonel J. Garnier, The Worship of the Dead, Londres, 1904, p. 4
 
   
Ainsi ces trois célébrations débutent en réalité par une cérémonie honorant la mémoire des âmes que Dieu a détruites aux jours de Noé en raison de leur méchanceté; et elles honorent Satan le " père du mensonge ".
 
Trois fêtes pour un premier mensonge.
     
     
     

 





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