Découvrez
Ajoutez à vos favoris
Recommandez LB
le Louvre avec la Bible
default|default.titre
default|default.titre
S'inscrire à la newsletter !
www.louvrebible.org
Actualités
Tableau du mois
Oeuvre du mois
Livre du mois
Article du mois
Emplacement
Mésopotamie archaïque
Mésopotamie
Assyrie Ninive
Arslan Tash Til Barsip
Iran Palais de Darius
Phénicie Arabie Palmyre
Levant Syrie côtière
Ougarit Byblos
Grand Sphynx Le Nil
Les loisirs Le temple
Les sarcophages
La momie
Le livre des morts
Les dieux
Ancien et Nouvel Empire
L écriture et les scribes
Salle Campana
Salle des Bronzes
Salle des Caryatides
Art romain
Epoque Julio-Claudienne
Antiquité tardive
Gaule, Afrique et Syrie
Visite thématique
Recherche une oeuvre
Recherche sur un thème
Visite ludique
Le saviez-vous - série 1
Le saviez-vous - série 2
Le saviez-vous - série 3
Diaporama
En savoir plus ?
Commander le livre par Internet
Bon de commande A imprimer
Contact
Bibliographie
Notes
Glossaire


Le nom divin, un nom encens ou inventé ?
 
Si le judaïsme et, à sa suite, le christianisme et l'Islam proclament l'unicité d'un dieu régnant seul de toute éternité, la Bible hébraïque témoignerait de ses racines polythéistes. Comment un dieu parmi les autres est-il devenu Dieu ? Serait-il inventé ? C'est l'opinion de Thomas Römer. Pourtant l'écriture du nom de Dieu ne pose aucun problème : il s'agit du nom de quatre lettres YHWH appelé le Tétragramme. Comment le prononcer? C'est l'objet de la recherche approfondie de Gérard Gertoux, hébraïsant tétragrammiste.
   
Pour Thomas Römer, spécialiste reconnu
de l'Ancien Testament et qui occupe la chaire
" Milieux bibliques " au Collège de France,
Yhwh est comparable à Kamosh, la divinité
tutélaire du royaume de Moab.

Il formule l'hypothèse, développée dans
le livre L'invention de Dieu, parue au Seuil
en 2014, que "Yhwh ait eut, en Juda et sans
doute aussi en Israël, une déesse qui lui ait été associée" (p.213).

Tout en faisant remarquer que " les textes
bibliques ne font pas de lien direct entre
Ashéra et Yhwh" (p.216).

On peut s'interroger cette méthode
de recherche pour laquelle " il est exclu
de considérer les récits bibliques comme
des sources objectives; même s'ils en
recèlent des données qu'il est en partie
possible à l'historien d'exploiter à condition
d'en entreprendre une lecture critique
afin des les extraire de leur gangue mythique
et idéologique." (p.14)
   
Le lecteur de la Bible ne sera pas surpris. Déjà au premier siècle, l'apôtre Paul louait la foi des Thessaloniciens qui considéraient le texte saint, " non comme la parole des hommes, mais comme ce qu'elle est réellement : la parole de Dieu, qui agit bel et bien en vous, les croyants. " - 1 Thessaloniciens 2:13
   
 
Elément central du service religieux,
le nom divin donne ici lieu à
une intéressante étude sur
ses origines et ses diverses facettes
dans le judaïsme et le christianisme.
 
Après un parcours historique
d’Adam à nos jours,
l’auteur explore les problèmes de transcription et de vocalisation. 
 
Les dictionnaires indiquent que Yahvé (ou Yahweh) est une vocalisation incertaine,
et que Jéhovah est un barbarisme
provenant d’une mauvaise lecture.
 
 
Dans cet historique du nom divin,
Gérard Gertoux, démontre preuves
à l’appui, que cette dernière affirmation
est délibérément fausse.
  
D’après le Talmud, l’interdiction de prononcer le Nom est apparue seulement au milieu du deuxième siècle de n.è (pge 103).
 
La Bible hébraïque possède deux systèmes de vocalisation qui se chevauchent dans le temps. Un système de matres lectionis, le plus ancien, et le système des points-voyelles inventé par les Massorètes (page 123).
  
     Hopital Cochin, cloitre, Paris 14 ème
 
Jusqu’en 70 de n.è, les grands prêtres juifs lisaient le jour du Yom Kippour
la bénédiction de Nombres 6:24
en prononçant YHWH selon ses lettres,
c’est-à-dire comme il s’écrit.
 
Josèphe, dans son ouvrage Les antiquités juives fait la remarque suivante :
 
« Le grand prêtre avait la tête couverte d’une tiare de lin, entourée d’une couronne en or, qui portait en relief les lettres sacrées :
ce sont quatre voyelles. »
 
Au lieu d’expliquer cette anomalie apparente, des commentateurs induisent en erreur le lecteur en indiquent en note que cette lecture était IAUE. Or, ces ‘ lettres sacrées ' désignaient le Tétragramme écrit en paléo-hébreu, et non en grec. AA8
 
La question de savoir quelles étaient les voyelles accompagnant les lettres YHWH serait un non sens, car les voyelles massorétiques ne sont apparues au plus tôt qu’au 6ème siècle de n.è. Avant cette période, les noms hébreux étaient vocalisés grâce aux trois lettres Y, W, H, comme les écrits de Qumrân l’ont confirmé (pg 10). Elles sont appelées « mères de lecture ». (pg 101, 123)
 

Dans le Catalogue de l'exposition (qui s'est tenue à Paris en 2010) sur les Manuscrits de la mer Morte,  on lit à la page 58  ce commentaire sur le Grand Rouleau d'Isaïe :

 
Le texte n’étant pas encore vocalisé selon le système massorétique
qui sera mis au point des siècles plus tard,
les scribes ont souvent eu recours à des consommes hébraïques
en leur donnant une valeur vocalique :
 
la lettre waw peut-être lue ‘ou’ ou ‘o’ ;
la lettre yod peut correspondre à ‘i’ ou ‘è’ ;
ou encore la lettre à ‘a’ ou ‘è’.
 
Qumrân, Le secret des manuscrits de la mer Morte BNF, 2010
 

Au premier siècle le Y en tant que voyelle servait uniquement pour indiquer les sons I et E, le W pour les sons O et OU, et le H final (mais jamais à l’intérieur d’un mot) pour le son A (GG pge 102).

Pour mieux entendre la lettre H, quasi inaudible, on pouvait lui adjoindre un e muet. Cette légère amélioration donne pour le nom YHWH la prononciation I-eH-Û-A (Iehoua), l’équivalent de la ponctuation massorétique YeHoWah.

Cette coïncidence est remarquable.

 
Eglise saint Germain-des-près,  Paris 6ème Eglise Saint Sulpice,   Paris 6ème
   
Ces Tétragrammes présentent
 les points voyelles
d’un substitut du nom de Dieu, Adonay.
Vers le 6ème siècle, des érudits juifs
ont conçu un système de points
permettant d’indiquer quelles voyelles
il fallait utiliser dans la lecture
d’un texte hébreu ancien.
Puisque les voyelles sont a ,o, a,
on aurait dû avoir le Nom pointé ainsi ;
 
Or, comme le rappelle GG (page 124),
on ne retrouve jamais cette forme.
 
Des raisons grammaticales sont invoquées,
mais sans fondement sérieux.
 
Les Massorètes ont simplement pointé le Tétragramme avec les voyelles e, a du mot SHeMa’ (expression araméenne signifiant Le Nom), obtenant la forme YeHWaH, pour indiquer qu’il fallait lire le Nom par Adonay, et non par Elohim.
  
Ainsi, pour Gérard Gertoux,  la forme actuelle YeHoWah, que l’on trouve dans les Bibles juives, est le fruit d’une longue histoire. Par le plus grand des paradoxes, le système du queré/ketib, qui consiste à prononcer un mot à la place d’un autre, et qui était censé protéger le nom de Dieu, l’a réellement protégé (page 125).
 

Il faut cependant se rendre à l'évidence :

la prononciation originelle du nom de Dieu est inconnue ;

mais il faut aussi constater que les tentatives pour éliminer le nom de Dieu des versions modernes et le remplacer par des titres ou des substituts sont bien réelles.

Dans ce contexte, l'étude d'ensemble de Gérard Gertoux invite plus à une réflexion personnelle.

 

Une évidence :

la prononciation originelle du nom de Dieu est inconnue

 

Les tentatives pour éliminer

le nom de Dieu des versions modernes

sont bien réelles.

 
Dans la Bible, le seul personnage religieux qui refuse systématiquement d’utiliser le Nom est Satan le Diable. Dans le récit de la tentation (Matthieu 4:1-11), Jésus n’utilisa que le Nom, et Satan le titre anonyme « Dieu ». De quelle importance est l’emploi du nom personnel de Dieu pour le croyant ? La prière que Jésus Christ a donnée comme modèle commence de cette façon : « Notre Père dans les cieux, que ton nom soit sanctifié. » - Matthieu 6:9

 





Vers visite rapide

Vers visite guidée

Antiquités orientales    Département antiquités orientales
Antiquités égyptiennes    Département antiquités égyptiennes
Antiquités romaines    Département antiquités romaines