Code Hammurabi, Loi de Moïse et Droits de l'Homme

Le Code de Hammurabi est une stèle inscrite de basalte noir érigée par le roi Hammurabi de Babylone dans les dernières années de sa vie, au 18ème siècle av J.C. Recueil de sentences qui concernent des cas exemplaires de jurisprudence, il s’agit surtout d’un testament politique, d’un monument à la gloire du souverain, qui expose ici son modèle de sagesse et d’équité, et qui commémore ainsi ses actions de justice. La Loi de Moise serait-elle une copie du Code de Hammurabi ? On trouve ainsi dans la Loi une première ébauche structurée des droits de l'Homme. Réflexion sur cette question en ce 10 décembre, journée mondiale des droits de l'Homme.

Sur le sommet de la stèle, la scène sculptée représente le roi une main levée devant la bouche, geste traditionnel de dévotion, devant le dieu-soleil Shamash identifiable aux flammes qui jaillissent de ses épaules. Ce dieu de la justice tend au souverain l’anneau et le bâton, emblèmes de mesure et de justice, symboles d’autorité A153

Un ‘ ancêtre ’ de la Loi mosaïque ? Beaucoup pensent que Moïse, lorsqu’il rédigea les lois d’Israël un siècle et demi plus tard, ne fit que plagier le Code de Hammurabi. Certaines des prescriptions, telle la loi du talion comme ‘œil pour œil’, sont en effet comparables aux principes énoncés par Moïse.
Les dix commandements mettent en évidence le culte du dieu d’Israël alors que le Code de Hammurabi s’attache surtout à des questions profanes et se contente de glorifier le roi et de servir ses intérêts politiques.
Comme elle était ‘sainte, juste et bonne’ (Romains 7:12), la Loi a exercé une puissante influence sur la vie des juifs. Elle réglementait leur culte et prévoyait des périodes de repos hebdomadaires et annuels, sabbats et Jubilés, qui favorisaient la stabilité économique de la nation et protégeaient les droits de l’individu.

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